Le lancement du processus devant conduire au Dialogue national en République démocratique du Congo suscite déjà des réactions dans l’opinion, notamment au Sud-Kivu. Pour l’analyste sociopolitique Oswald Rubasha, cette démarche initiée par le pouvoir de Kinshasa pourrait, selon son analyse, contribuer à retarder les réponses attendues face à la crise sécuritaire qui continue de préoccuper la population. Il appelle les autorités à privilégier un processus rapide, inclusif et orienté vers des solutions concrètes.
Oswald Rubasha estime que les Congolais attendent avant tout des mesures susceptibles d’apporter des réponses à la situation sécuritaire et sociale du pays. Selon lui, le Dialogue national ne devrait pas être perçu comme une simple démarche politique, mais comme un cadre devant permettre aux différentes composantes de la nation de rechercher des solutions durables à la crise. Il craint notamment que les consultations et préparatifs ne s’inscrivent dans une logique de « gagner du temps », alors que les attentes de la population demeurent fortes, a expliqué Oswald Rubasha.
L’analyste sociopolitique plaide ainsi pour un dialogue véritablement inclusif, réunissant les différentes sensibilités concernées par la situation du pays. À ses yeux, la rapidité du processus devra également aller de pair avec des engagements concrets, afin que cette initiative puisse contribuer à la paix, à la réconciliation nationale et à la restauration de la confiance entre les différentes parties, a déclaré Oswald Rubasha.
Le débat autour du Dialogue national reste donc marqué par des attentes et des interrogations, alors que l’opinion espère que ce processus débouchera sur des mesures concrètes en faveur de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo.
Eugide Abalawi