RDC : 65 organisations de la société civile demandent à Félix Tshisekedi de ne pas promulguer la loi sur le référendum

RDC : 65 organisations de la société civile demandent à Félix Tshisekedi de ne pas promulguer la loi sur le référendum

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Ghislain Lukambo

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La contestation s’organise autour de la loi portant organisation du référendum en République démocratique du Congo. À Kisangani, 65 organisations de la société civile, parmi lesquelles la LUCHA, Filimbi, AMKA Congo et plusieurs autres structures citoyennes, demandent au président de la République, Félix Tshisekedi, de ne pas promulguer ce texte. Dans un mémorandum adressé au Chef de l’État et présenté à la presse ce lundi 10 août 2026, ces organisations qualifient le processus de référendum d’inutile et de potentiellement dangereux pour la stabilité du pays.

Elles réaffirment, à travers cette démarche, leur attachement à la Constitution de 2006 et disent vouloir défendre les principes de l’État de droit, de la démocratie et de l’alternance au pouvoir. Pour ces organisations citoyennes, la promulgation de cette loi pourrait ouvrir la voie à un processus dont les conséquences politiques et institutionnelles suscitent des inquiétudes. Elles appellent ainsi le président de la République à prendre en considération leurs préoccupations et à privilégier la stabilité institutionnelle. Les signataires du mémorandum affirment également que leur démarche s’inscrit dans la défense de la Constitution en vigueur et dans leur volonté de préserver les acquis démocratiques.

« Nous demandons solennellement au président de la République de ne pas promulguer cette loi portant organisation du référendum. Pour nous, le processus envisagé est inutile et présente des risques importants pour la stabilité nationale. La République démocratique du Congo a besoin aujourd’hui de consolider l’État de droit, de renforcer les institutions et de préserver les principes démocratiques. Nous estimons donc qu’il faut éviter toute démarche susceptible d’ouvrir une nouvelle période de tensions politiques et institutionnelles. Notre mémorandum constitue un appel à la responsabilité du Chef de l’État afin que les intérêts de la Nation et la stabilité du pays soient placés au-dessus des considérations politiques », ont déclaré les organisations signataires du mémorandum, lors de sa présentation à la presse à Kisangani.

Les 65 structures de la société civile disent par ailleurs rester mobilisées pour défendre ce qu’elles considèrent comme les principes fondamentaux de la Constitution de 2006. Elles évoquent notamment l’État de droit et l’alternance démocratique, tout en annonçant leur détermination à poursuivre les actions citoyennes dans le respect des voies légales. Pour ces organisations, la question du référendum ne peut être dissociée du débat plus large sur l’avenir institutionnel et démocratique de la République démocratique du Congo.

« Notre position est claire : nous voulons défendre la Constitution de 2006 et les principes qui permettent à notre pays de fonctionner comme un État de droit. Nous ne voulons pas que les Congolais assistent passivement à un processus qui pourrait fragiliser les équilibres institutionnels et compromettre les acquis démocratiques. Nous appelons donc toutes les forces citoyennes à rester vigilantes et à utiliser les moyens légaux pour faire entendre leur voix. Notre démarche n’est pas dirigée contre une personne, mais elle vise à préserver les principes démocratiques, l’alternance et la stabilité de la République. Nous continuerons à nous mobiliser de manière pacifique pour défendre ces valeurs », ont ajouté les organisations de la société civile signataires du mémorandum, dans des propos recueillis par notre correspondant Élie Lenge.

La présentation de ce mémorandum à Kisangani marque ainsi une nouvelle expression de désaccord de la part d’une partie de la société civile face au processus référendaire. Les organisations signataires demandent désormais au Chef de l’État de prendre en compte leur position avant toute promulgation de la loi concernée.

Elles réaffirment leur engagement à poursuivre la mobilisation citoyenne autour de la défense de la Constitution de 2006, de l’État de droit et de l’alternance démocratique, tout en appelant à des actions pacifiques et conformes aux dispositions légales.

ÉLIE LENGE, correspondant à Kisangani

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