Alors que la saison sèche s’installe progressivement à Butembo, la population se tourne de plus en plus vers les forages pour satisfaire ses besoins en eau potable, les sources et bornes fontaines tarissant pour la plupart. Mais attention, prévient l’ingénieur chimiste Kambale Jures (également cité comme Kambale Giresse) : la qualité de cette eau dépend crucialement de l’emplacement du forage et de la nature du sol environnant.
« Le choix de l’emplacement et de l’environnement est déterminant. Un sol contaminé par des déchets organiques ou des produits chimiques peut rendre l’eau impropre à la consommation. À l’inverse, un sol sableux bien filtrant peut fournir une eau de bonne qualité. Mais il ne faut jamais boire sans analyse », a expliqué l’expert lors d’une interview accordée à la RTEE ce vendredi 10 avril.
L’ingénieur met en garde contre la présence excessive d’ions calciques et magnésiens, responsables de la dureté de l’eau.
« Une eau trop calcaire peut provoquer des troubles digestifs, des calculs rénaux à long terme, et endommager les canalisations. Il faut respecter les normes de l’Organisation mondiale de la santé », a-t-il détaillé.
Il appelle la population à faire analyser l’eau de tout nouveau forage avant la première consommation.
« L’eau c’est la vie, dit-on. Mais boire de l’eau sans l’analyser, c’est courir de graves risques sanitaires. Des maladies comme la typhoïde, la dysenterie ou l’hépatite A se transmettent facilement par une eau contaminée. Ne prenez pas ce risque », a martelé Kambale Jures.
Il suggère aux ménages de se rapprocher de la division provinciale de la santé ou des laboratoires agréés pour effectuer des tests simples et peu coûteux.