Le drame, qui a profondément bouleversé les habitants de cette partie du territoire de Beni, relance le débat sur les risques liés à la mauvaise gestion des déchets et des eaux usées dans les zones urbaines.
Selon les informations recueillies auprès des témoins, le jeune enfant se trouvait à proximité de son domicile lorsqu’il s’est approché d’un trou rempli d’eau stagnante. Alors qu’il jouait dans les environs, il aurait accidentellement glissé avant de tomber dans cette excavation. En raison de son jeune âge et de l’absence d’une intervention immédiate, la victime n’a malheureusement pas pu être sauvée.
Les habitants du quartier, alertés par les cris et l’agitation sur les lieux, se sont rapidement mobilisés pour tenter de porter secours à l’enfant. Malheureusement, lorsque celui-ci a été retrouvé, il était déjà trop tard. La nouvelle s’est aussitôt répandue dans le voisinage, plongeant les familles de la cellule Bashu dans une profonde tristesse.
Ce drame met en lumière les nombreux dangers que représentent les trous, les caniveaux obstrués et les eaux stagnantes qui se multiplient dans certains quartiers. Plusieurs habitants reconnaissent que l’accumulation des déchets ménagers dans les canaux d’évacuation favorise l’érosion du sol, la formation de ravins et de fosses parfois dissimulées par l’eau ou la végétation, constituant ainsi une menace permanente pour les enfants.
Réagissant à cette situation, le chef de cellule Bashu, Kambale Tembea Jean Pierre, a exprimé sa consternation face à cette perte humaine. Il a présenté ses condoléances à la famille endeuillée tout en appelant la population à adopter des comportements plus responsables en matière d’assainissement du milieu.
« Nous demandons à la population d’éviter de jeter des ordures dans les canaux. Ces pratiques créent des trous et des zones dangereuses qui peuvent tuer nos enfants », a-t-il déclaré avec insistance.
L’autorité locale souligne que de nombreux accidents pourraient être évités si chacun contribuait à maintenir les caniveaux propres et à évacuer correctement les déchets ménagers. Selon lui, l’assainissement ne relève pas uniquement des autorités, mais constitue également une responsabilité collective impliquant chaque ménage et chaque habitant.
Au-delà de ce cas tragique, les acteurs communautaires attirent l’attention sur la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation en faveur de l’hygiène et de l’assainissement. Ils recommandent notamment la fermeture des trous dangereux, le curage régulier des caniveaux, la surveillance accrue des jeunes enfants et l’organisation de travaux communautaires pour éliminer les points à risque dans les quartiers.
Cette disparition tragique rappelle une fois de plus l’importance de la prévention face aux dangers environnementaux qui menacent les populations, particulièrement les enfants. Alors que la famille de la victime pleure la perte d’un être cher, les habitants d’Oicha sont appelés à tirer les leçons de ce drame afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l’avenir.
Depuis Oicha, le reportage de Jadot KYEYA.