Une situation de tension a été signalée dans la soirée du mardi 16 juin au site des déplacés CECA 20 Mission, situé au quartier Oicha Premier, en ville d'Oicha, après l'intrusion d'un élément des forces armées dans cette structure d'accueil des personnes déplacées.
Selon les informations recueillies sur place, le militaire, dont les motivations restent jusque-là inconnues, aurait pénétré dans l'enceinte du site en dehors des heures réglementaires. Sa présence a provoqué un moment de panique parmi certains déplacés, déjà éprouvés par les conséquences de l'insécurité dans la région.
Face à cette situation, les responsables du site ont rapidement réagi en alertant leur hiérarchie et les autorités compétentes afin d'éviter tout débordement. Grâce à la coordination entre les gestionnaires du site et les services locaux, la situation a été rapidement maîtrisée et le calme rétabli sans qu'aucun acte de violence ne soit signalé.
Le chef du quartier Oicha Premier, Kuliani Norbert, a salué la réactivité des responsables du site et des équipes locales qui ont permis de désamorcer cette tension. Il a rappelé que la réglementation encadrant les sites des déplacés est formelle : les militaires, policiers ainsi que toute autre autorité en uniforme ne sont pas autorisés à circuler ou à séjourner dans ces espaces pendant les heures tardives, sauf dans le cadre d'une mission officiellement autorisée et encadrée.
« Nous tenons à rassurer la population et particulièrement les personnes déplacées que la situation est sous contrôle. Les dispositions réglementaires sont claires et doivent être respectées par tous. Les sites de déplacés sont des espaces humanitaires qui nécessitent une protection particulière afin de garantir la sécurité et la dignité de leurs occupants. Nous saluons le comportement responsable du gestionnaire du site et de toutes les personnes qui ont contribué au retour rapide au calme », a déclaré le chef du quartier.
L'autorité locale a par ailleurs invité les déplacés à ne pas céder à la peur ni à la propagation des rumeurs, soulignant que des mécanismes de coordination et de sécurité existent pour prévenir et gérer ce type de situation.
Pour l'heure, aucune violence ni aucun dégât n'ont été enregistrés. Toutefois, une enquête pourrait être ouverte afin d'établir les circonstances exactes de cette intrusion et de prévenir la répétition de tels incidents dans les différents sites de déplacés de la région. Les autorités locales rappellent enfin l'impérieuse nécessité du respect des règles de gestion des sites humanitaires, considérées comme une garantie essentielle de la protection des personnes déplacées.
Jadot KYEYA, depuis Oicha.