Les réactions se multiplient après le dernier discours à la nation du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans lequel le chef de l’État a notamment évoqué la nécessité d’un dialogue pour rechercher des solutions aux différents défis auxquels la République démocratique du Congo est confrontée. À Oicha, cette annonce suscite également des réactions. Emery Kathavali salue le principe du dialogue, qu’il considère comme une opportunité de rechercher des solutions aux crises qui affectent le pays.
Il estime toutefois que cette démarche ne pourra produire les résultats escomptés que si certaines conditions sont réunies. Pour cet acteur, le dialogue doit être inclusif et permettre aux différentes composantes de la société congolaise de faire entendre leurs préoccupations. Il insiste également sur la nécessité d’une démarche sincère, orientée vers l’intérêt général plutôt que vers la défense d’intérêts particuliers.
Emery Kathavali revient sur les conditions qu’il estime nécessaires à la réussite de ce dialogue :
« Nous saluons l’appel du chef de l’État au dialogue parce que nous pensons que, dans une situation aussi difficile que celle que traverse notre pays, il est toujours important de privilégier les voies pacifiques et la concertation. Mais le simple fait d’annoncer un dialogue ne suffit pas pour garantir sa réussite. Il faut que ce dialogue soit véritablement inclusif et que toutes les composantes concernées puissent y prendre part. Il faut également que les participants viennent avec une volonté réelle de rechercher des solutions aux problèmes du pays et non pour défendre uniquement leurs intérêts personnels ou politiques. Nous devons surtout éviter que le dialogue devienne un espace de partage des postes ou de recherche de privilèges. Le peuple congolais attend des réponses concrètes aux problèmes qui le préoccupent, notamment la sécurité, la paix, la justice et l’amélioration des conditions de vie. Nous demandons donc aux autorités de garantir un cadre libre, transparent et crédible, où chacun pourra s’exprimer sans crainte. Nous encourageons également les différentes forces politiques et sociales à privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Si ces conditions sont réunies, le dialogue peut réellement devenir une occasion de rapprocher les Congolais, de restaurer la confiance et de rechercher ensemble des solutions durables aux crises qui fragilisent notre pays. »
Emery Kathavali appelle ainsi les autorités à tirer les leçons des expériences antérieures et à faire de ce processus un véritable cadre de recherche de solutions. Il estime que la participation des différentes sensibilités et la prise en compte des préoccupations de la population seront déterminantes pour instaurer un climat de confiance.
L’appel au dialogue du chef de l’État continue ainsi de susciter des réactions dans l’opinion, alors que la RDC fait face à de nombreux défis, notamment sur les plans sécuritaire, politique et socio-économique.
Jadot Kye’ya, depuis Oicha.