Oïcha : douze ans après la première incursion de l’ADF, les souvenirs douloureux restent gravés dans les mémoires

Oïcha : douze ans après la première incursion de l’ADF, les souvenirs douloureux restent gravés dans les mémoires

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Rédaction RTEE

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Douze ans se sont écoulés depuis la première incursion attribuée aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées, ADF, dans la commune d’Oïcha, dans le territoire de Beni. Survenue le 6 octobre 2014, cette attaque avait plongé la population dans la peur et marqué durablement l’histoire de cette entité. Douze années plus tard, les souvenirs de cette journée restent encore vivaces chez plusieurs habitants, particulièrement dans les quartiers qui avaient été directement affectés par les violences.

Pour de nombreux habitants, cette date constitue un moment de mémoire, mais aussi de rappel des souffrances vécues par la population. Les récits de cette première incursion continuent de circuler au sein des familles et des communautés. Certains habitants se souviennent encore de la panique qui avait gagné la population, des déplacements et de l’incertitude qui avaient accompagné cette période.

« Le 6 octobre 2014 reste une date difficile à oublier pour les habitants d’Oïcha. C’était la première fois que cette entité était directement confrontée à une incursion attribuée aux ADF. Beaucoup de personnes avaient été surprises par la violence des événements et avaient vécu cette journée dans la peur. Même après douze ans, ces souvenirs restent présents dans la mémoire de ceux qui ont vécu cette situation », témoignent des habitants ayant gardé le souvenir de cette journée.

Au fil des années, Oïcha a connu d’importantes transformations sur le plan administratif et démographique. L’ancienne commune est aujourd’hui devenue une ville, mais cette évolution n’a pas effacé les souvenirs liés aux premières violences armées. Dans certains quartiers, les habitants continuent de se rappeler les événements qui ont marqué cette période et qui ont contribué à modifier profondément le quotidien de la population.

La mémoire de cette première incursion est également liée aux nombreuses préoccupations sécuritaires qui ont marqué la région de Beni au cours des années suivantes. Pour les habitants, se souvenir de cette journée permet de mesurer le chemin parcouru, mais aussi de rappeler les conséquences humaines et sociales des violences armées sur les communautés locales.

« Douze ans après, les habitants n’ont pas oublié ce qui s’est passé. Cette date reste gravée dans les mémoires, surtout pour les familles qui ont été directement touchées. Il est important que cette histoire soit connue et transmise, afin que les nouvelles générations comprennent ce que la population d’Oïcha a vécu et mesurent l’importance de préserver la paix et la sécurité », souligne un habitant d’Oïcha.

Cette douzième commémoration intervient ainsi dans un contexte où la mémoire des violences demeure particulièrement sensible dans le territoire de Beni. Au-delà des événements du 6 octobre 2014, les habitants souhaitent conserver le souvenir de cette période tout en regardant vers l’avenir. Pour eux, la transformation d’Oïcha en ville doit aussi s’accompagner d’un environnement permettant aux communautés de vivre et de se développer dans la sécurité.

Douze ans après cette première incursion, la date du 6 octobre reste donc un repère important dans l’histoire récente d’Oïcha. Les souvenirs demeurent douloureux, mais ils constituent également une mémoire collective que les habitants continuent de porter, entre désir de tourner la page et nécessité de ne pas oublier les événements qui ont marqué leur communauté.

Jadot KYEYA, à Oïcha

Tags : # Actualité # Insécurité # Nord-Kivu # RDC

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