L’allaitement maternel pourrait contribuer à réduire le risque de développer un cancer du sein. C’est ce qu’explique le docteur Boshab dans une interview accordée à la presse en marge de la campagne Octobre Rose, consacrée à la sensibilisation et à la lutte contre cette maladie. Le médecin insiste également sur l’importance de la prévention et du dépistage précoce, alors que le coût des traitements représente une difficulté pour de nombreux patients.
Selon le docteur Boshab, les changements hormonaux qui surviennent pendant l’allaitement peuvent exercer un effet protecteur contre certains types de cancer du sein. Cette contribution ne signifie toutefois pas que les femmes qui allaitent sont totalement protégées contre la maladie. Il encourage ainsi les femmes à s’informer sur les facteurs de risque et à rester attentives aux changements inhabituels au niveau des seins.
« L’allaitement maternel peut contribuer à réduire le risque de cancer du sein, notamment grâce aux changements hormonaux qui accompagnent cette période. Cependant, il ne constitue pas une protection absolue contre la maladie. Il est donc important que les femmes continuent à prendre soin de leur santé, à connaître les signes qui doivent les alerter et à consulter un professionnel de santé lorsqu’elles constatent une anomalie », explique le docteur Boshab.
Le médecin attire par ailleurs l’attention sur les difficultés liées à la prise en charge du cancer du sein, particulièrement en raison du coût des examens et des traitements. Pour lui, la sensibilisation doit permettre aux femmes de mieux comprendre l’importance du dépistage précoce et de consulter sans attendre l’apparition de complications. Une boule au sein, une modification de sa forme ou de sa peau, ou encore un écoulement inhabituel du mamelon sont notamment des signes qui nécessitent une évaluation médicale.
« Le coût de la prise en charge du cancer du sein constitue une préoccupation pour de nombreuses familles. C’est pourquoi nous devons mettre davantage l’accent sur la prévention, l’information et le dépistage précoce. Plus une anomalie est identifiée rapidement, plus les chances de proposer une prise en charge adaptée peuvent être importantes. Nous encourageons donc les femmes à ne pas banaliser les signes inhabituels et à se rendre dans une structure sanitaire pour obtenir un avis médical », recommande-t-il.
À travers la campagne Octobre Rose, les professionnels de santé sont ainsi appelés à intensifier les actions d’information auprès des communautés afin de favoriser une meilleure connaissance du cancer du sein. L’allaitement maternel, associé à une vigilance régulière et à un recours précoce aux soins en cas de signe suspect, s’inscrit parmi les sujets importants de cette sensibilisation.
Eugide Abalawi, au Sud-Kivu