La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la partie nord du territoire de Walikale, dans la province du Nord-Kivu, où plusieurs villages continuent d’être la cible d’incursions d’hommes armés s’illustrant par des actes de pillage contre les populations civiles.
Dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 mars, le village de Katrisa, situé à environ trois kilomètres de Buleusa dans le groupement Ikobo, a été attaqué par des hommes armés non encore identifiés, rapportent des sources locales.
Selon des témoignages d’habitants recueillis sur place, les assaillants ont fait irruption tard dans la nuit alors que la population était endormie. Ils ont procédé à un pillage systématique des habitations, opérant de porte-à-porte. De l’argent liquide, des téléphones portables ainsi que divers biens de valeur ont été emportés par les assaillants.
Les hommes armés ont également emporté plusieurs animaux domestiques, notamment des chèvres et des poules, avant de se retirer dans la nature, laissant derrière eux une population désemparée et dépouillée de ses biens.
Au lendemain de cette attaque, une psychose généralisée régnait dans le village de Katrisa. Les activités socio-économiques sont restées paralysées, les habitants demeurant sous le choc de cet incident.
Cette zone du nord de Walikale est sous le contrôle des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du Mouvement du 23 mars (M23) depuis plus d’une année, selon plusieurs sources locales et organisations de la société civile.
Le pillage du village de Katrisa s’ajoute à une série d’incidents similaires signalés depuis le début de l’année 2026 dans différentes localités du groupement Ikobo, aggravant davantage l’insécurité dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
Face à cette recrudescence d’actes de pillage, les habitants appellent les autorités compétentes et les acteurs sécuritaires à prendre des mesures urgentes afin de restaurer la sécurité et de protéger les civils dans la région.
Par la rédaction.