Nord-Kivu : un mort et deux blessés dans une attaque attribuée à des présumés éléments du M23 près de Nyamilima

Nord-Kivu : un mort et deux blessés dans une attaque attribuée à des présumés éléments du M23 près de Nyamilima

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Rédaction RTEE

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Une personne a été tuée et deux autres blessées lors d’une attaque armée survenue vendredi 23 octobre contre des tâcherons chargés de surveiller les éléphants en divagation aux abords du Parc national des Virunga, près de Nyamilima, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Selon des sources locales, les victimes ont été prises dans une embuscade alors qu’elles se trouvaient avec leurs collègues, à l’intérieur de la clôture du parc, près de leur campement.

Les faits se sont déroulés dans les environs des champs de Kabarundi, à quelques kilomètres à l’ouest de l’agglomération de Nyamilima, dans le groupement de Binza. Des coups de feu ont été tirés au cours de cette attaque, faisant un mort et deux blessés. Les auteurs présumés seraient des éléments du M23-FRN qui effectuaient une patrouille dans la zone, selon les mêmes sources. Les circonstances exactes de l’attaque ainsi que les motivations des assaillants présumés restent inconnues.

La personne tuée a été identifiée comme Mageza Bitegetse Jean-Baptiste, âgé d’une vingtaine d’années. Marié depuis moins d’un an, il laisse derrière lui une épouse enceinte. Son corps a été inhumé samedi 24 octobre, dans une atmosphère de vive émotion parmi ses proches et ses connaissances. Les deux autres victimes, blessées lors de l’attaque, sont prises en charge à l’Hôpital général de référence de Nyamilima.

Les victimes travaillent pour le compte de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), dans le cadre d’un dispositif destiné à limiter les incursions des éléphants dans les champs des agriculteurs riverains du Parc national des Virunga. Leur mission consiste notamment à reconduire dans le parc les animaux qui franchissent la clôture et menacent les cultures. Cette initiative avait été mise en place à la suite de nombreuses plaintes des cultivateurs concernant les dégâts occasionnés par les éléphants.

Au moment de la rédaction de cette dépêche, aucune réaction officielle de l’ICCN ni des autorités locales n’avait été obtenue au sujet de cette attaque. Les circonstances de l’incident et l’identité des auteurs présumés restent donc à confirmer officiellement.

Mwenge Kake, à Rutshuru

Tags : # Actualité # Insécurité # RDC # Sécurité

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