NORD-KIVU : un an après l’accord de Washington, le professeur docteur Dady Saleh salue des avancées diplomatiques et dénonce une insécurité persistante sur le terrain

NORD-KIVU : un an après l’accord de Washington, le professeur docteur Dady Saleh salue des avancées diplomatiques et dénonce une insécurité persistante sur le terrain

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Ghislain Lukambo

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Le 27 juin 2025, la République démocratique du Congo et la République du Rwanda signaient à Washington, aux États-Unis, un accord de paix présenté comme une étape majeure vers le retour de la stabilité dans l’Est de la RDC. Douze mois plus tard, si les efforts diplomatiques sont encore salués par plusieurs observateurs, la réalité sur le terrain demeure préoccupante, avec la poursuite des hostilités dans plusieurs territoires du Nord-Kivu et des populations toujours confrontées à l’insécurité.

Dans ce contexte, le professeur docteur Dady Saleh, analyste politique congolais, estime que les avancées diplomatiques enregistrées doivent être consolidées, tout en appelant à une implication plus accrue des autorités congolaises dans la gestion de la crise sécuritaire. Selon lui, l’accord signé à Washington avait suscité beaucoup d’espoir au sein des populations de l’Est, fatiguées par des années de conflits armés récurrents. Cependant, la persistance des affrontements sur le terrain vient rappeler la complexité de la situation et les nombreux défis qui restent à relever pour parvenir à une paix durable.

L’analyste politique souligne néanmoins que certaines mesures prises au niveau international, notamment les sanctions imposées au Rwanda par certains partenaires, constituent un signal diplomatique important dans la dynamique de résolution de la crise.

« Les sanctions prises contre le Rwanda traduisent une évolution importante de la position de la communauté internationale face à la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Elles montrent qu’il existe désormais une reconnaissance des responsabilités dans cette crise prolongée. Toutefois, il est important de souligner que ces sanctions, aussi importantes soient-elles, ne suffisent pas à elles seules pour ramener une paix durable. La solution doit également venir de l’intérieur, avec un engagement plus fort du gouvernement congolais dans la prise en charge de ses responsabilités sécuritaires », a indiqué le professeur docteur Dady Saleh.

Pour cet analyste, la restauration de la paix passe notamment par le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, une meilleure coordination des actions sur le terrain ainsi qu’une amélioration de la gouvernance sécuritaire dans les zones affectées par les conflits.

« Le gouvernement congolais doit également assumer pleinement ses responsabilités. Il est nécessaire de renforcer les capacités des forces armées, d’améliorer la chaîne de commandement et de mettre en place une stratégie cohérente de sécurisation du territoire national. La paix ne peut être uniquement le résultat de pressions extérieures ou de sanctions internationales. Elle dépend aussi de la volonté et de la capacité interne à protéger efficacement les populations et à restaurer l’autorité de l’État dans toutes les zones affectées par l’insécurité », a-t-il ajouté.

Un an après la signature de l’accord de Washington, les attentes des populations de l’Est de la RDC restent donc très élevées. Sur le terrain, les habitants continuent de faire face aux conséquences des affrontements armés, dans un climat d’incertitude qui contraste avec les engagements pris sur la scène diplomatique internationale.

Ce décalage entre les avancées diplomatiques et la réalité sécuritaire continue d’alimenter les inquiétudes, tandis que les acteurs politiques et sociaux appellent à des actions plus concrètes pour transformer les engagements en résultats tangibles au bénéfice des populations touchées par la crise.

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