Le bilan du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement communautaire et Stabilisation (PDDRCS) au Nord-Kivu est jugé encourageant par ses responsables, au regard du nombre de combattants déjà démobilisés depuis le lancement de ce programme.
Dans une interview accordée à la RTEE, le chef d’antenne du PDDRCS pour la ville de Butembo et le territoire de Lubero, Erick Masinda, indique que plusieurs combattants issus de différents groupes armés ont déjà choisi de déposer volontairement les armes afin de réintégrer la vie civile.
« Plusieurs combattants se sont déjà rendus volontairement pour déposer leurs armes et intégrer la vie civile. Ils proviennent de différents groupes armés et sont actuellement pris en charge dans le cadre du programme PDDRCS », a-t-il expliqué.
Selon lui, ces anciens combattants bénéficient d’un accompagnement à travers différents projets de développement visant à faciliter leur réinsertion sociale et économique au sein de leurs communautés.
« Les démobilisés bénéficient d’un accompagnement permanent à travers certains projets de développement afin de faciliter leur réintégration dans la communauté », a précisé Erick Masinda.
Le chef d’antenne du programme souligne également que l’initiative concerne aussi bien les groupes armés locaux que les groupes armés étrangers présents dans la province.
« Tous les groupes armés, qu’ils soient locaux ou étrangers, sont concernés par ce programme. Cependant, l’adhésion reste libre et volontaire pour chaque combattant », a-t-il ajouté.
Il appelle par ailleurs la population à soutenir et à s’approprier ce programme, qu’il considère comme un outil important pour la consolidation de la paix et la relance du développement dans la province.
« Nous demandons à la population de s’approprier ce programme, car il contribue à la sécurité et au développement de notre province », a-t-il lancé.
Il convient de rappeler que la province du Nord-Kivu compte encore plusieurs groupes armés locaux, dont certains sont regroupés au sein de la synergie des Wazalendo, tandis que d’autres opèrent de manière isolée. Des groupes armés étrangers, notamment les ADF et le M23, sont également actifs dans la région. Tous sont appelés à déposer les armes et à adhérer au programme PDDRCS afin de bénéficier d’un accompagnement sécurisé vers la vie civile.
Par Moise NDUNGO