Organisée par le Forum Congolais de la Société Civile du Bassin du Nil, FCBN, cette session de deux jours s’articule autour du thème : « Développement d’idées de projets et de plans d’affaires ».
Une participation élargie à l’échelle régionale, cet atelier réunit essentiellement des femmes leaders, actrices de changement dans leurs communautés. Elles proviennent de plusieurs entités du Grand Nord-Kivu, notamment des villes de Butembo et Beni, ainsi que des territoires de Lubero et Beni. La province de l’Ituri, également couverte par le bassin du Nil, est représentée, témoignant de la portée transprovinciale de l’initiative.
Pour Mme MBAMBU LUVUNO Dévote, présidente du FCBN en RDC, l’objectif est clair : « Nous voulons impliquer davantage les femmes dans l’élaboration des plans d’affaires. Elles ont un rôle clé à jouer dans la transformation économique et environnementale de notre région. »
Au-delà de la dimension économique, l’atelier vise l’autonomisation de la femme et son implication active dans la recherche de solutions aux défis environnementaux. La gestion de l’eau, ressource vitale du bassin du Nil, figure au cœur des échanges. Il s’agit d’outiller les participantes pour qu’elles transforment les défis liés à cette ressource en opportunités de développement durable.
« La femme ne doit pas seulement subir les conséquences des crises environnementales. Elle doit être actrice des solutions, capable de gérer l’eau, de protéger les écosystèmes, tout en en tirant un bénéfice économique pour sa communauté », a souligné Mme MBAMBU LUVUNO Dévote.
Au premier jour, l’assiduité des participantes a marqué les organisateurs. Attentives et interactives, les femmes présentes ont montré un intérêt particulier pour les modules proposés, conscientes des urgences environnementales qui touchent leurs milieux de vie.
Venues d’horizons divers, les participantes possèdent des compétences variées : agriculture, commerce, justice, éducation, santé, artisanat...
Cette diversité constitue une richesse pour les échanges, avec une ambition commune : faire émerger des projets d’agri-business viables et profitables à l’ensemble de la communauté.
Tenez, à l’issue de ces deux jours de formation, le FCBN espère voir émerger une nouvelle génération de femmes entrepreneures, capables de concevoir, structurer et porter des projets à fort impact social et environnemental.
L’enjeu : que chaque plan d’affaires développé durant l’atelier se traduise, à terme, par des initiatives locales qui allient rentabilité économique et préservation du bassin du Nil.
L’atelier se poursuit le mardi 12 mai, avec des travaux pratiques sur l’élaboration des budgets prévisionnels et les techniques de plaidoyer pour l’accès aux financements, a confié Maître ASSINGYA PETRO, coordonnateur du FCBN. Il se dit satisfait de la participation active remarquée au premier jour.