Une menace de boycott plane sur les activités de clôture du deuxième trimestre dans les écoles du territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.
L’annonce a été faite mercredi 11 mars par Félix Kabunga, porte-parole de l’intersyndicale des enseignants de Rutshuru. Selon lui, les enseignants dénoncent le retard persistant dans le paiement de plusieurs avantages leur revenant, notamment la prime de gratuité destinée aux enseignants du primaire, les frais de fonctionnement des écoles pour les mois de novembre et décembre 2025, ainsi que le salaire du mois de février 2026.
Dans une déclaration faite à la presse, le syndicaliste explique que cette situation met les enseignants dans une position particulièrement difficile et risque de perturber le bon déroulement des activités scolaires dans cette partie du Nord-Kivu.
« Les enseignants du territoire de Rutshuru traversent une période très compliquée. Jusqu’à présent, la prime de gratuité pour les enseignants du primaire n’a pas été payée pour les mois de novembre et décembre 2025. Les frais de fonctionnement des écoles pour la même période ne sont pas non plus arrivés, sans oublier le salaire du mois de février qui tarde toujours », a déclaré Félix Kabunga.
Face à cette situation, l’intersyndicale prévient que les enseignants pourraient boycotter les activités prévues pour la clôture du deuxième trimestre si aucune solution rapide n’est trouvée.
« Si rien n’est fait dans les tout prochains jours pour régulariser cette situation, les enseignants seront contraints de boycotter les activités de clôture du deuxième trimestre. Ce ne sera pas un choix de gaieté de cœur, mais une manière d’exprimer notre ras-le-bol face à ces retards répétitifs », a-t-il ajouté.

Le porte-parole de l’intersyndicale appelle ainsi les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour régulariser les paiements en souffrance et éviter une perturbation du calendrier scolaire dans le territoire de Rutshuru.
Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités éducatives ou administratives n’a encore été enregistrée concernant cette menace de boycott. Les enseignants espèrent toutefois une intervention rapide du gouvernement afin de préserver la stabilité des activités scolaires dans cette zone du Nord-Kivu.
Par la rédaction.