Nord-Kivu : la Zone de santé de Kyondo confirme 13 cas d'Ebola et renforce son appel au respect des mesures de prévention

Nord-Kivu : la Zone de santé de Kyondo confirme 13 cas d'Ebola et renforce son appel au respect des mesures de prévention

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Ghislain Lukambo

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La Zone de santé de Kyondo poursuit la riposte contre la 17 épidémie de la maladie à virus Ebola qui sévit dans la province du Nord-Kivu. Les autorités sanitaires indiquent que treize cas confirmés ont déjà été enregistrés dans cette aire de santé. Deux patients ont été déclarés guéris, tandis que quatre autres poursuivent leur traitement à l'Hôpital Général de Référence de Kyondo, parmi lesquels figure un agent de santé. Face à cette évolution de la situation épidémiologique, les responsables sanitaires appellent la population à renforcer le respect des mesures de prévention afin de limiter la propagation de la maladie.

Ces chiffres ont été communiqués ce mercredi 5 août 2026 par le médecin-chef de la Zone de santé de Kyondo, Dr Samuel Kabongo Kapitao, au cours d'un entretien accordé à votre radio. Il précise que les équipes de riposte poursuivent la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts et la prise en charge des personnes infectées, tout en intensifiant les activités de sensibilisation au sein des communautés.

Selon le responsable sanitaire, la proximité géographique entre Kyondo et la ville de Butembo, identifiée comme l'épicentre de cette flambée d'Ebola dans la province du Nord-Kivu, expose davantage la zone à un risque élevé de transmission. Il estime que seule une mobilisation collective permettra de freiner la progression de la maladie.

« À ce jour, notre Zone de santé compte treize cas confirmés de la maladie à virus Ebola. Parmi ces patients, deux ont déjà été guéris grâce à une prise en charge précoce et appropriée. Quatre autres poursuivent actuellement leur traitement à l'Hôpital Général de Référence de Kyondo, y compris un membre du personnel soignant. Ces chiffres montrent que le virus circule toujours dans notre communauté. Nous demandons à la population de ne pas baisser la garde, mais de respecter scrupuleusement toutes les mesures de prévention afin de protéger les familles et d'éviter de nouvelles contaminations. »

Le Dr Samuel Kabongo Kapitao regrette par ailleurs que plusieurs malades aient été conduits tardivement dans les structures sanitaires. Selon lui, certaines familles ont refusé ou retardé le transfert de leurs proches vers les centres de traitement, compromettant ainsi leurs chances de survie.

« Nous avons malheureusement constaté que plusieurs personnes sont arrivées dans nos structures de santé à un stade très avancé de la maladie. Dans certains cas, des proches ont hésité ou refusé de les conduire rapidement à l'hôpital, pensant qu'il s'agissait d'une autre affection ou par crainte des centres de traitement. Ce retard a réduit les possibilités de les sauver. Nous demandons aux familles de collaborer avec les équipes médicales et de signaler immédiatement tout cas suspect. Plus un patient est pris en charge tôt, plus ses chances de guérison sont élevées. »

Le médecin-chef de zone insiste sur le fait que la maladie à virus Ebola est bien réelle et rappelle que les deux personnes déjà guéries ont accepté sans tarder leur prise en charge médicale. Il invite la population à adopter un comportement responsable en respectant les gestes de prévention recommandés.

« La maladie à virus Ebola existe et elle tue. Ce n'est ni une rumeur ni une invention. Les deux patients que nous avons pu guérir sont ceux qui ont accepté rapidement d'être pris en charge dès l'apparition des symptômes. C'est un message d'espoir que nous adressons à toute la population : Ebola peut être vaincue lorsque le malade consulte rapidement et suit correctement les soins. Nous invitons chacun à se laver régulièrement les mains, à éviter tout contact avec une personne présentant des signes suspects, à ne pas manipuler les corps des personnes décédées sans les équipes spécialisées et à se rendre immédiatement dans une structure de santé dès les premiers symptômes. Ensemble, nous pouvons interrompre la chaîne de transmission et protéger notre communauté. »

Les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance, de recherche des contacts, de sensibilisation communautaire et de prise en charge des malades dans l'ensemble de la Zone de santé de Kyondo. Elles réaffirment que la collaboration de la population demeure un élément essentiel pour contenir cette 17 épidémie de la maladie à virus Ebola dans le Nord-Kivu.

Reportage Kagheni Asifiwe depuis Kyondo

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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