L’insécurité continue de préoccuper les habitants des villes de Butembo et Beni, où des cas de cambriolages, de vols et d’autres actes de violence sont régulièrement rapportés. La situation suscite l’inquiétude au sein de la population, qui dit vivre dans un climat de peur face à la répétition de ces incidents.
Dans une interview accordée à la RTEE Kivu, John Banyene, président de la Société civile du Nord-Kivu, appelle les autorités à renforcer le dispositif sécuritaire dans les deux villes. Il plaide notamment pour une meilleure organisation des forces de défense et de sécurité afin de permettre une intervention plus efficace sur le terrain.
« Nous constatons que les cas de cambriolages et de tueries deviennent de plus en plus répétitifs dans les villes de Butembo et de Beni. Cette situation crée une véritable inquiétude au sein de la population, parce que les habitants ne savent plus comment se protéger face à cette insécurité qui prend de l’ampleur. Il est donc important que les autorités prennent cette situation au sérieux et renforcent la sécurité dans ces deux villes », a déclaré John Banyene.
Le président de la Société civile du Nord-Kivu estime par ailleurs qu’une meilleure coordination entre les différents services chargés de la sécurité pourrait contribuer à réduire les incidents. Il appelle à une clarification des rôles et responsabilités de chaque service afin d’éviter les dysfonctionnements dans le dispositif sécuritaire.
« Nous demandons surtout une meilleure organisation du dispositif sécuritaire. Il faut mettre de l’ordre au sein des forces de défense et de sécurité, afin que chaque service puisse connaître clairement son rôle et ses responsabilités. La population a besoin de voir des mesures concrètes pour sa protection et pour réduire les cas d’assassinats, de cambriolages et d’autres actes de violence qui sont régulièrement signalés à Butembo comme à Beni », a insisté John Banyene.
La Société civile du Nord-Kivu invite ainsi les autorités compétentes à renforcer les mesures de protection de la population et à apporter des réponses aux préoccupations sécuritaires exprimées dans ces deux villes.
Ange Kavuya