L’instabilité du prix du carburant observée ces derniers jours en province du Nord-Kivu, particulièrement en ville de Butembo, impacte négativement le coût du transport et suscite l’inquiétude des acteurs du secteur. Les associations de chauffeurs ainsi que les conducteurs de motos-taxis montent au créneau pour exprimer leur indignation face à cette situation jugée préoccupante.
Au sein de l’Association des chauffeurs, manutentionnaires et propriétaires des bennes (ACMPROBEN), son président, Georges Kanamungoya, confirme une hausse du prix des courses, conséquence directe de la fluctuation du carburant.
« Le prix des courses a été revu à la hausse pour compenser l’augmentation du carburant. Nous demandons aux services compétents d’intervenir afin de stabiliser les prix », a-t-il plaidé.
De son côté, l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCO) évoque une situation tout aussi inquiétante sur l’axe Butembo-Beni. Son secrétaire exécutif, Kahindo Kukogho Elvice, indique que tous les conducteurs sont affectés, même si les tarifs des billets restent, pour l’instant, inchangés.
« La situation est préoccupante. Elle touche déjà tous les conducteurs, mais le prix du billet reste conventionnel, il n’a ni baissé ni augmenté », a-t-il expliqué.
Même constat à l’Association des Taxi-Motos (ATAMOV), où les plaintes se multiplient. Un responsable de cette structure souligne que la hausse du carburant vient aggraver une situation déjà difficile marquée par les déviations liées aux travaux de modernisation de la voirie urbaine et les embouteillages persistants au centre-ville.
« La perturbation du prix du carburant s’ajoute aux difficultés liées aux travaux et aux embouteillages. C’est un véritable défi pour les motards », a-t-il déclaré.
Sur le marché, le litre de carburant se négociait ce mercredi entre 4 500 et 5 000 francs congolais, respectivement à la pompe et chez les revendeurs. Une disparité que les autorités peinent à expliquer. Contacté à ce sujet, le chef de division provinciale de l’économie nationale au Nord-Kivu, Adrien Mbalavahi, affirme ne pas comprendre les raisons de cette variation.
« À Beni, chef-lieu provisoire de la province, le prix est stable à 4 000 francs congolais le litre », a-t-il fait savoir.
Face à cette situation, les professionnels du transport appellent à des mesures urgentes pour réguler le marché du carburant et éviter une répercussion plus lourde sur le quotidien de la population.