La tension monte au sein de l’UDPS/Tshisekedi au Nord-Kivu. Dans un mémorandum parvenu à notre rédaction ce vendredi 14 août, le Collectif des Présidents Cellulaires accuse le gouverneur militaire du Nord-kivu KAKULE SOMO Evariste, d’exclure systématiquement les combattants du parti, des postes de responsabilité et exige son départ immédiat.
Dans un memorandum d’indignation adressé au Président Félix Tshisekedi, les responsables de base dénoncent une injustice flagrante, lors de la dernière commission d’affectation à l’OBLC.
Alors que des cadres de l’UDPS du Nord-Kivu avaient été proposés conformément aux directives du parti, aucun n’a été retenu sur la liste finale. Pour le collectif, il s’agit d’une preuve de marginalisation et de tribalisme depuis l’arrivée du gouverneur à la tête de la province.
Les présidents cellulaires formulent des exigences claires à l’attention du Chef de l’État :
1. Révision urgente de la liste d’affectation pour y intégrer les combattants de l’UDPS du Nord-Kivu.
2. Départ immédiat du gouverneur Kakule Somo Evariste, accusé de gérer la province pour ses intérêts personnels et ceux d’étrangers, au détriment de la vision du Président.
3. Prise de position des 4 présidents fédéraux du Nord-Kivu : Goma, Beni, Butembo et Fédération Rurale. Un ultimatum de 72 heures leur a été donné pour se prononcer officiellement.
Le collectif appelle aussi tous les combattants encore dans le cabinet du gouverneur à se désolidariser.
Pour les signataires, il ne s’agit pas de quémander des faveurs mais de réclamer justice, équité et reconnaissance pour la base qui porte le combat du parti.
« La patience du peuple a des bornes, préviennent-ils, appelant à la haute attention du Président pour rétablir la cohésion au sein de la famille présidentielle au Nord-Kivu », précise le mémorandum.
Ce document relance le débat sur la représentativité des partis au pouvoir dans les nominations en province, à un moment où l’UDPS cherche à consolider sa base à l’Est du pays.
Ghislain Lukambo, depuis Butembo