De nouvelles accusations sont portées contre le M23 dans le Nord-Kivu. Le mouvement rebelle est accusé par le défenseur des droits humains Aimé Mbusa Mukanda d’avoir détruit plusieurs espaces de bananeraies dans différentes localités, notamment dans les territoires de Rutshuru et de Masisi. Une situation qui, selon ce notable, fragilise davantage les moyens de subsistance des populations rurales.
Selon Aimé Mbusa Mukanda, la destruction de ces plantations constitue une préoccupation majeure pour les communautés locales, dont une grande partie dépend de l’agriculture pour assurer les revenus et l’alimentation des ménages.

Champs detruits par les m23
Il estime que la disparition des bananeraies risque d’aggraver la précarité des familles déjà affectées par l’insécurité et les déplacements de populations.
« La destruction des bananeraies est une situation très préoccupante parce que l’agriculture représente la principale activité de nombreuses familles dans les territoires de Rutshuru et de Masisi. Lorsque les plantations sont détruites, ce sont directement les moyens de subsistance des populations qui sont touchés. Les agriculteurs perdent leurs revenus, les familles ont davantage de difficultés à se nourrir et la situation économique des communautés devient encore plus fragile. Il est donc urgent de protéger les terres agricoles et les activités de la population, qui constituent leur principale source de survie. », dénonce Aimé Mbusa Mukanda.
Le défenseur des droits humains appelle les autorités compétentes à intensifier les efforts diplomatiques et sécuritaires en vue d’obtenir, selon lui, le retrait des forces rwandaises de cette partie du Nord-Kivu et de restaurer la sécurité. Il plaide également pour une meilleure protection des populations civiles et de leurs moyens de subsistance, particulièrement dans les zones rurales affectées par le conflit.
« Nous demandons aux autorités congolaises de ne pas relâcher les efforts pour mettre fin à cette situation et permettre le retour d’une paix durable dans les territoires concernés. Il faut obtenir le départ des forces rwandaises et de leurs alliés, mais aussi garantir la sécurité des populations et de leurs biens. Les agriculteurs doivent pouvoir retourner dans leurs champs, cultiver leurs terres et vivre de leur travail sans craindre de perdre leurs plantations. La protection des civils et de leurs moyens de subsistance doit rester une priorité. », ajoute-t-il.
Ces accusations interviennent dans un contexte de fortes tensions sécuritaires et de perturbation des activités agricoles dans plusieurs territoires du Nord-Kivu. Elles appellent à des vérifications indépendantes afin d’établir les responsabilités dans la destruction des plantations signalées.
Par la rédaction.