Une alerte à la maladie du charbon, également appelée anthrax, est signalée dans la zone de santé rurale de Kibirizi, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Le Bureau central de la zone de santé a confirmé, le 14 août 2026, la présence de l’anthrax après l’analyse d’échantillons prélevés sur un hippopotame retrouvé mort le 8 août dans le Parc national des Virunga par les patrouilles de l’Institut congolais pour la conservation de la nature, ICCN. La situation inquiète les autorités sanitaires, particulièrement en raison de la consommation de la viande de cet animal par certaines personnes.
La découverte de l’animal mort dans le Parc national des Virunga a déclenché des investigations sanitaires. Les échantillons prélevés sur sa dépouille ont ensuite été soumis à des analyses qui ont confirmé la présence de l’anthrax.
Cette maladie infectieuse, qui touche principalement les animaux, peut également se transmettre à l’être humain dans certaines circonstances, notamment lors de la manipulation ou de la consommation d’animaux infectés. La consommation d’un hippopotame retrouvé mort constitue ainsi un facteur de risque nécessitant une vigilance accrue dans la communauté.
Les autorités sanitaires de Kibirizi sont appelées à renforcer la surveillance afin d’identifier rapidement toute personne présentant des signes suspects après avoir été en contact avec l’animal ou avoir consommé sa viande. La population est également invitée à éviter la consommation d’animaux retrouvés morts et à signaler immédiatement toute découverte similaire aux services compétents.
La collaboration entre les services de santé, les agents de l’ICCN et les communautés vivant autour du parc reste essentielle pour limiter les risques de propagation de cette maladie. Une vigilance particulière est également nécessaire autour des zones où les populations peuvent être en contact avec la faune sauvage.
« La confirmation de ce cas d’anthrax nous impose une vigilance particulière. L’animal a été retrouvé mort dans le Parc national des Virunga et les échantillons prélevés ont permis de confirmer la présence de la maladie. Nous devons donc éviter tout contact à risque avec les animaux retrouvés morts et surtout ne pas consommer leur viande. Toute personne qui aurait manipulé ou consommé la viande de cet hippopotame doit rapidement se rapprocher d’une structure de santé afin de bénéficier d’une évaluation médicale », indique le Bureau central de la zone de santé rurale de Kibirizi, dans les informations rapportées par Mwenge Kake.
La situation nécessite également une sensibilisation accrue de la population. Les habitants sont appelés à ne pas récupérer, découper ou distribuer la viande d’animaux morts dans des circonstances inconnues. Tout animal retrouvé mort doit être signalé aux services compétents afin de permettre les investigations nécessaires.
Le cas confirmé le 14 août intervient ainsi comme un signal d’alerte pour la zone de santé de Kibirizi. Les autorités sanitaires poursuivent la surveillance et appellent la communauté à respecter les consignes de prévention afin d’éviter l’apparition de nouveaux cas humains.
Mwenge Kake pour la RTEE Kivu.