Nord-Kivu : à Nyamilima, la sécheresse persiste et l'espoir des agriculteurs rechute, la crainte d'une famine grandit

Nord-Kivu : à Nyamilima, la sécheresse persiste et l'espoir des agriculteurs rechute, la crainte d'une famine grandit

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Rédaction RTEE

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L'espoir né des premières gouttes de pluie n'aura pas duré. À Nyamilima, dans le territoire de Rutshuru, les agriculteurs voient leur saison culturale A 2026-2027 menacée par la persistance de la sécheresse. Malgré quelques timides pluies tombées ces derniers temps, les cultures subissent de plein fouet les effets d'un soleil ardent. Sans savoir à quel saint se vouer, les cultivateurs redoutent désormais une pénurie de nourriture et une famine de grande ampleur.

Dans cette zone où la terre nourrit la majorité des ménages, la saison A est un rendez-vous décisif. Les semis ont été mis en terre dans l'attente de pluies régulières, mais celles-ci tardent à s'installer. Les quelques averses enregistrées n'ont pas suffi à rafraîchir les sols, et nombre de plants peinent à se développer sous la chaleur.

Sur le terrain, l'inquiétude est palpable. Pour les agriculteurs, qui ont investi leurs maigres moyens dans les champs, une mauvaise récolte n'est pas seulement une perte financière : elle met en jeu la nourriture même de leurs familles.

« Nous avions repris espoir quand les premières pluies sont tombées, mais le soleil a tout gâché. Nos champs sèchent sous nos yeux et nous ne savons plus à quel saint nous vouer. Si la pluie ne revient pas rapidement, nous n'aurons rien à récolter. Nous avons peur de manquer de nourriture et de voir la famine s'installer dans nos familles, » un agriculteur de Nyamilima

Face à cette situation, l'avis d'un agronome a été recueilli. Il invite les cultivateurs à ne pas céder au découragement et à adapter leurs pratiques aux conditions actuelles, tout en restant attentifs à l'évolution de la saison.

« Dans une telle situation, il faut éviter de baisser les bras. Les agriculteurs doivent s'adapter, en choisissant par exemple des variétés à cycle court et résistantes à la sécheresse, et en suivant de près l'évolution des pluies avant de semer à nouveau. Une bonne gestion des terres et des conseils techniques peuvent aider à limiter les pertes, » un agronome de la zone

À Nyamilima, tous les regards sont désormais tournés vers le ciel. En attendant le retour de pluies régulières, les agriculteurs espèrent encore sauver une partie de leur production et éviter le pire.

Mwenge Kake, correspondant de la RTEE à Nyamilima

Tags : # Actualité # Nord-Kivu # RDC

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