Nord-Kivu : à Goma, le chef de travaux cosmas kakola alerte sur les défis de l’information en contexte sécuritaire tendu

Nord-Kivu : à Goma, le chef de travaux cosmas kakola alerte sur les défis de l’information en contexte sécuritaire tendu

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Yassin K.

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À Goma, exercer le métier de journaliste dans un contexte sécuritaire tendu reste un exercice particulièrement délicat. Accès parfois difficile aux sources, nécessité de vérifier les informations et multiplication des rumeurs sur les réseaux sociaux compliquent la collecte et le traitement de l’actualité. À l’occasion de la Journée internationale de l’accès universel à l’information, les professionnels des médias réfléchissent aux défis liés au droit du public à une information fiable, tout en conciliant les impératifs de sécurité et les exigences de la responsabilité journalistique.

Dans cette ville de l’Est de la RDC, les journalistes sont régulièrement confrontés à la difficulté d’accéder à certaines sources ou à des informations de première main. Cette situation peut favoriser la circulation rapide de contenus non vérifiés sur les réseaux sociaux, obligeant les professionnels des médias à redoubler de prudence avant toute diffusion.

Pour Cosmas Kakola, spécialiste dans le domaine de la communication, l’accès à l’information constitue un élément essentiel du travail journalistique, mais doit s’accompagner d’une démarche rigoureuse de vérification, particulièrement dans un environnement marqué par les tensions sécuritaires.

« Dans un contexte comme celui de Goma, le journaliste doit faire preuve de beaucoup de prudence parce que l’information peut avoir des conséquences importantes. L’accès aux sources n’est pas toujours facile et, parallèlement, les réseaux sociaux diffusent rapidement des informations dont l’origine ou la fiabilité ne sont pas toujours établies. Le rôle du journaliste est donc de vérifier, de recouper et de confronter les informations avant de les porter à la connaissance du public. Le droit à l’information est important, mais il doit être exercé avec responsabilité, en tenant compte du contexte dans lequel nous travaillons », a expliqué Cosmas Kakola.

Le communicateur estime également que les professionnels des médias doivent trouver un équilibre entre la nécessité d’informer le public et la protection de la sécurité des personnes. Selon lui, la recherche de l’information ne doit pas conduire le journaliste à exposer inutilement ses sources, ses collègues ou la population à des risques supplémentaires.

« L’un des grands défis aujourd’hui est justement de trouver cet équilibre entre le droit du public à savoir ce qui se passe et la nécessité de ne pas mettre en danger des vies humaines. Le journaliste doit être capable de distinguer ce qui relève d’une information d’intérêt public de ce qui pourrait contribuer à aggraver une situation déjà sensible. Cela demande de la rigueur professionnelle, de la vérification et aussi une bonne connaissance des règles éthiques et déontologiques. Dans un environnement où les rumeurs circulent très vite, la responsabilité du journaliste est de privilégier les faits établis plutôt que de participer à la propagation d’informations non vérifiées », a insisté Cosmas Kakola.

La Journée internationale de l’accès universel à l’information rappelle ainsi l’importance d’un accès libre et fiable à l’information. À Goma, cette exigence se confronte toutefois aux réalités d’un environnement sécuritaire particulier, où les journalistes doivent constamment conjuguer recherche de la vérité, protection des sources, vérification des faits et responsabilité envers le public.

Salomon Kwiraviwe, Goma.

Tags : # Actualité # Goma # Nord-Kivu # RDC

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