Une possible fraude minière portant sur environ 50 kilogrammes d’or en Ituri suscite des interrogations. Le point focal de la Grande Orientale et chargé de mission du chef de l’État en matière de médiation, Max Nissan Amade, demande l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les circonstances dans lesquelles cette quantité d’or aurait, selon lui, échappé au contrôle de l’État entre février et avril 2026.
Max Nissan Amade évoque une possible implication de certains services intervenant dans le secteur minier, notamment la Division provinciale des Mines et le Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale à petite échelle, SAEMAPE. Il estime qu’une enquête indépendante est nécessaire pour vérifier ces allégations et déterminer les éventuelles responsabilités.
« Une enquête indépendante doit être ouverte afin de faire toute la lumière sur cette situation. Il faut notamment vérifier comment cette quantité d’or a pu échapper au contrôle de l’État et établir les responsabilités éventuelles », a déclaré Max Nissan Amade.
En réaction, le chef de division ad intérim des Mines et Géologie de l’Ituri, Félix Abedi, affirme que son service dispose de statistiques mensuelles sur la production d’or. Ces données, selon lui, peuvent permettre de vérifier les chiffres avancés et d’apporter des éléments sur la situation durant la période concernée.
« Nous avons les statistiques mensuelles de la production d’or au niveau de la Division des Mines et Géologie de l’Ituri. Ces données peuvent permettre de vérifier la situation et de comprendre ce qui s’est réellement passé durant la période concernée. L’administration minière se fait à travers des écrits et dans les bureaux. Ce n’est pas sur les réseaux sociaux que nous réglons les questions administratives », explique Félix Abedi.
La controverse porte ainsi sur le contrôle de la production et de la circulation de l’or en Ituri entre février et avril 2026. Une éventuelle enquête indépendante pourrait permettre de confronter les données disponibles, les documents administratifs et les informations avancées par les différentes parties afin d’établir les faits.
Jolie Palmer, depuis Bunia