L'émotion est vive dans la ville. Un motocycliste, chauffeur de son état, a été abattu par un militaire présenté comme garde du corps d'un officier supérieur de l'unité de la force aérienne des FARDC, où il était en faction. Le présumé auteur aurait ensuite tenté d'enterrer sa victime dans une parcelle du quartier Omata, sans y parvenir. Un drame qui a déclenché la colère des motocyclistes, descendus dans les rues pour protester.
Les faits se sont produits dans l'après-midi du samedi 3 octobre 2026, dans le quartier Omata, non loin de la résidence provisoire actuelle du gouverneur de province. Selon les informations recueillies, un groupe de chauffeurs de moto a entendu la détonation d'une arme à feu. Intrigués, ils ont alerté les autorités afin de savoir d'où venait ce coup de feu.
C'est alors que le corps du motocycliste a été découvert, sous les yeux des témoins, alors que le présumé assassin tentait de l'enterrer. Cette découverte macabre a provoqué une révolte généralisée parmi les motocyclistes, qui ont sillonné toutes les artères de la ville en klaxonnant, en signe de protestation contre ce qu'ils qualifient d'acte crapuleux.
Dépêché sur les lieux par le gouverneur Moussa Kabwakubi Moïse, le ministre provincial de l'Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Me Taylor Lawamo Selewani, s'est rendu sur place. Il y a recueilli d'autres révélations qui, selon nos sources, scandalisent l'opinion et dépassent tout entendement. Leur contenu n'a pas été rendu public à ce stade.
« Nous avons été dépêchés sur les lieux par le gouverneur de province pour constater les faits. Ce qui s'est passé est grave et inacceptable. Nous avons découvert d'autres éléments qui ne peuvent laisser personne indifférent. Je tiens à assurer la population que toute la lumière sera faite et que les responsabilités seront établies, quelle que soit la qualité de la personne mise en cause. »
Face à la colère qui a gagné les rues de la ville, les autorités provinciales ont voulu calmer les esprits. Le ministre provincial invite les motocyclistes à la retenue et leur demande de laisser la justice faire son travail, en liaison avec les autorités militaires et judiciaires.
« J'appelle les motocyclistes au calme et à la retenue. Leur douleur est légitime, mais la justice va faire son travail. Nous restons en contact avec les autorités militaires et judiciaires pour que cette affaire soit traitée avec toute la rigueur requise. »
Le ministre provincial de l'Intérieur est attendu au micro des médias pour s'exprimer sur cette affaire.
Enzale Balewa, à Maniema