La société civile Forces vives, antenne de Lubutu, dans la province du Maniema, hausse le ton face à ce qu’elle qualifie de tentative de spoliation du cimetière du quartier Panama. Elle accuse le service des Titres immobiliers et du Cadastre d’être impliqué dans cette opération, en évoquant également une possible complicité de certaines autorités territoriales.
Selon Jean-Pierre Mutoto Mumbere, président de la société civile Forces vives de Lubutu, les démarches entreprises autour de cette concession se feraient en violation des dispositions légales relatives à la protection et à la gestion des espaces funéraires. Il appelle les autorités compétentes à intervenir afin d’empêcher toute appropriation de ce site destiné aux inhumations.
« Nous dénonçons avec fermeté cette situation parce qu’il s’agit d’un cimetière qui appartient à la communauté. Nous constatons des démarches qui tendent à remettre en cause le statut de cet espace, alors que les services concernés devraient plutôt veiller au respect des lois et à la protection des biens communautaires. Nous demandons donc aux autorités provinciales et nationales de se saisir de cette affaire afin que toute opération menée autour de ce cimetière soit clarifiée et que les droits de la communauté soient respectés », a déclaré Jean-Pierre Mutoto Mumbere, président de la société civile Forces vives de Lubutu.
La société civile appelle par ailleurs à éviter toute escalade autour de ce dossier foncier. Elle estime qu’une clarification administrative et juridique permettrait de préserver la paix dans le quartier Panama et d’éviter d’éventuelles tensions entre la population et les services impliqués.
« Nous voulons que cette question soit traitée dans le respect de la loi et dans la transparence. Il ne faudrait pas que la population se retrouve devant une situation où un espace réservé aux morts serait transformé à d’autres fins sans explication claire. Nous invitons les services des Titres immobiliers et du Cadastre, les autorités territoriales ainsi que toutes les parties concernées à produire les documents qui fondent leurs démarches et à privilégier le dialogue, afin que cette affaire trouve une solution légale et pacifique », a insisté Jean-Pierre Mutoto Mumbere.
La société civile Forces vives de Lubutu dit ainsi rester attentive à l’évolution de ce dossier et demande aux autorités compétentes de garantir le respect des droits de la communauté sur cet espace funéraire.
Enzal Balewe, depuis Kindu.