La Société civile forces vives de Kasongo dénonce une situation qu’elle qualifie d’anarchique dans le territoire de Kabambare, au Maniema. Depuis le lundi de la semaine en cours, Kabalala Selemani, présenté comme un général autoproclamé et responsable des Wazalendo dans le territoire, aurait ordonné la paralysie des activités des services publics et empêché certains travailleurs de se rendre à leurs lieux de travail. Cette mesure serait liée à l’installation du bureau de la province éducationnelle de l’EPSP Maniema 2 à Kabambare-centre.
Selon la Société civile forces vives de Kasongo, cette décision constitue une atteinte au fonctionnement normal de l’administration publique. La structure citoyenne estime qu’un responsable d’un groupe armé ne peut se substituer aux autorités légalement établies ni décider de la fermeture des bureaux de l’État. Elle déplore également les conséquences de cette situation sur les habitants de Kabambare, contraints, selon elle, de rester chez eux par crainte d’éventuels incidents.
« Nous regrettons profondément cette situation qui est en train de s’installer dans notre région. Comment un quidam, qui plus est un chef de guerre n’ayant aucun imperium de l’État, peut-il se permettre de fermer les bureaux de l’État et d’empêcher les travailleurs de se rendre à leur service ? Nous sommes dans un pays où il existe des autorités légalement établies et des institutions qui doivent fonctionner. Si quelqu’un a une revendication, il doit utiliser les voies légales pour la faire entendre, et non prendre la population en otage ou imposer des décisions par la force. Aujourd’hui, les travailleurs de Kabambare sont empêchés d’aller au travail et les activités administratives sont paralysées. Nous craignons que cette situation ne conduise à une véritable anarchie si les autorités de l’État continuent à garder le silence. Nous demandons donc aux autorités provinciales et nationales de prendre leurs responsabilités, de rétablir l’ordre et de permettre aux services publics de fonctionner normalement. Le problème de l’installation du bureau de la province éducationnelle Maniema 2 doit être réglé par les autorités compétentes, dans le dialogue et conformément aux décisions administratives, et non par des menaces ou des interdictions imposées par des groupes armés. », dénonce Awazi Nengo Même, de la Société civile forces vives de Kasongo.
La mesure serait en vigueur depuis le lundi 24 août 2026. Kabalala Selemani, présenté comme général autoproclamé et président des Wazalendo du territoire de Kabambare, conditionnerait la reprise des activités à l’installation du bureau de la province éducationnelle EPSP Maniema 2 à Kabambare-centre.
Cette situation intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions autour de la localisation de cette structure administrative. La Société civile appelle les différentes parties à privilégier les mécanismes institutionnels afin d’éviter une escalade susceptible de perturber davantage la vie sociale et économique de la population.
Pour cette structure citoyenne, le maintien des services publics doit rester une priorité, tandis que les revendications concernant l’organisation administrative et éducative doivent être soumises aux autorités habilitées à prendre les décisions.
ENZAL BALEWE, notre permanent dans la région.