Il s’agit de Samy Mukobo, président local, et de Musubao Kamate Misimbo, vice-président.
Selon des sources concordantes, les deux hommes ont été interpellés à Miriki avant d’être transférés à Kirumba, où ils seraient actuellement détenus. Ils sont accusés de collaboration présumée avec les groupes dits « wazalendo », sans que des preuves publiques n’aient été présentées à ce stade.
Cette situation suscite une vive réaction des organisations de défense des droits humains.
« Nous assistons à une série d’arrestations qui ciblent des civils dans des zones sous contrôle des groupes armés. Ces pratiques sont contraires au droit international humanitaire et doivent cesser immédiatement », dénoncent plusieurs acteurs de la société civile.
Les organisations appellent au respect des droits fondamentaux des personnes arrêtées, notamment leur droit à un procès équitable.
« Toute personne arrêtée doit bénéficier des garanties judiciaires prévues par les conventions internationales. L’arbitraire ne peut pas devenir une norme dans un contexte déjà marqué par l’insécurité », insistent-elles.