L’infrastructure du pont Ekuluyi, censée relier le territoire de Lubao aux territoires de Manono, Kabalo et Kongolo, est à l’arrêt depuis plusieurs mois. Ce chantier stratégique, pourtant financé en partie par les taxes locales, demeure inachevé, privant les populations d’un corridor essentiel pour la mobilité et le commerce interterritorial.
À environ 15 kilomètres de Lubao, la rivière Lomami est sortie de son lit, entraînant la paralysie du tronçon de la Route nationale 2 (RN2) reliant Lubao à Kabinda et Mbuji-Mayi. Cette situation est aggravée par la panne prolongée du bac Makole, seul moyen de traversée, aujourd’hui hors service depuis plusieurs semaines, rendant le passage des personnes et des marchandises quasiment impossibles.
Sur le terrain, la frustration des usagers ne cesse de croître. Motards, transporteurs et commerçants dénoncent le paiement régulier de taxes sans contrepartie visible en termes d’infrastructures fonctionnelles. Ils expriment également leur incompréhension face à l’inertie des autorités tant provinciales que nationales.
Dans ce contexte, les élus locaux, notamment les députés issus de Lubao, sont accusés de silence, tandis que l’exécutif provincial est pointé du doigt pour son manque de réactivité face à une situation jugée préoccupante.
Face à cette accumulation de blocages, la population lance un appel urgent aux autorités compétentes pour la relance des travaux du pont Ekuluyi, la réparation du bac Makole et la prise en charge des inondations de la rivière Lomami. Elle exige également plus de transparence et de responsabilité dans la gestion des infrastructures publiques, estimant que ces mesures sont indispensables pour désenclaver Lubao et rétablir la circulation normale dans la région.
Depuis LOMAMI, Benjamin NKONGOLO LUBO