Lomami : le PAAF renforce les capacités des formateurs provinciaux sur les mécanismes de protection dans les écoles publiques

Lomami : le PAAF renforce les capacités des formateurs provinciaux sur les mécanismes de protection dans les écoles publiques

G

Ghislain Lukambo

48 0

Après Kabinda, le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles lance à Mwene-Ditu une nouvelle session de formation destinée aux acteurs de la province éducationnelle Lomami 2

Le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) poursuit le déploiement de ses activités de renforcement des capacités en province de Lomami. Après une première session organisée à Kabinda au profit des formateurs provinciaux de la province éducationnelle Lomami 1, le projet a officiellement lancé, ce lundi 6 juillet 2026 à Mwene-Ditu, une nouvelle session de formation destinée aux formateurs de la province éducationnelle Lomami 2. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie du Gouvernement congolais visant à renforcer les mécanismes de sauvegarde environnementale et sociale dans les établissements secondaires publics. À travers ces formations, le PAAF entend doter les formateurs des compétences nécessaires pour prévenir les violences en milieu scolaire, promouvoir un environnement d’apprentissage sûr et assurer une meilleure protection des élèves, en particulier des filles.

Selon les responsables du projet, ces sessions permettront aux participants de maîtriser les dispositifs de prévention, de signalement et de prise en charge des cas de violences, d’exploitation, de harcèlement et de toute autre atteinte aux droits des apprenants dans les écoles bénéficiaires.

« Cette formation constitue une étape importante dans la mise en œuvre du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles. Notre objectif est de renforcer les compétences des formateurs provinciaux afin qu’ils puissent, à leur tour, accompagner efficacement les établissements scolaires dans l’application des mécanismes de protection. Nous voulons bâtir des écoles où chaque élève, particulièrement les jeunes filles, évolue dans un environnement sécurisé, respectueux de ses droits et favorable à sa réussite scolaire. Les participants sont appelés à s’approprier ces outils pour devenir de véritables relais de la politique de sauvegarde sociale dans leurs provinces éducationnelles. », a expliqué un responsable du PAAF.

Les modules développés au cours de cette session portent notamment sur les politiques de sauvegarde, les procédures de gestion des plaintes, les mécanismes d’alerte précoce, la prévention des violences basées sur le genre en milieu scolaire ainsi que les responsabilités des différents acteurs de l’éducation dans la protection des élèves. Les responsables du projet rappellent que cette démarche s’inscrit dans la vision du Gouvernement de renforcer la qualité de l’enseignement secondaire tout en garantissant des conditions d’apprentissage inclusives et sécurisées.

« Les formateurs que nous préparons aujourd’hui auront la responsabilité de transmettre ces connaissances dans leurs provinces éducationnelles. Ils devront accompagner les chefs d’établissements, les enseignants et les comités scolaires dans la mise en œuvre des mécanismes de protection et de prévention des abus. Au-delà de la formation, nous voulons instaurer une véritable culture de responsabilité, de redevabilité et de respect des droits des enfants dans les écoles publiques. C’est une contribution essentielle à l’amélioration durable du système éducatif congolais. », a ajouté un membre de l’équipe du projet.

Le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles est mis en œuvre par le Gouvernement de la République démocratique du Congo sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, avec l’appui financier de la Banque mondiale. À travers ces formations organisées dans différentes provinces du pays, le projet entend consolider les mécanismes de protection et promouvoir une éducation inclusive, équitable et de qualité.

Reportage de Benjamin Lubo, permanent à Kabinda, dans la province de Lomami.

Tags : # Actualité

Articles similaires