La hausse du prix du carburant à Kabinda et à Mwene-Ditu perturbe fortement le secteur du transport urbain. Les conducteurs de motos-taxis, les revendeurs et les passagers redoutent une aggravation de la situation si aucune mesure n'est prise pour stabiliser l'approvisionnement et les prix. L'augmentation du prix du carburant observée depuis plusieurs jours dans les villes de Kabinda et de Mwene-Ditu, en province de Lomami, suscite une vive inquiétude parmi les acteurs du secteur des transports. Les motards, principaux moyens de déplacement pour une grande partie de la population, dénoncent une situation qui réduit considérablement leurs bénéfices, tandis que les usagers craignent une hausse généralisée des coûts de transport.
Selon plusieurs conducteurs de motos-taxis interrogés, la rareté du carburant sur certains points de vente oblige désormais les revendeurs à pratiquer des prix plus élevés. Cette situation alourdit les charges d'exploitation des motards qui, malgré cette hausse, peinent à répercuter totalement les coûts sur les clients en raison du faible pouvoir d'achat de la population. Les revendeurs expliquent, pour leur part, que les difficultés d'approvisionnement et les coûts liés à l'acheminement du carburant influencent directement les prix pratiqués sur le marché local. Ils estiment que seule une amélioration de la chaîne d'approvisionnement permettra un retour progressif à la normale.
« Nous travaillons dans des conditions de plus en plus difficiles. Chaque hausse du prix du carburant réduit nos recettes, alors que nous devons continuer à assurer l'entretien des motos, payer les réparations et subvenir aux besoins de nos familles. Beaucoup d'entre nous sont contraints de diminuer le nombre de courses ou de revoir les tarifs, mais nous savons aussi que nos clients traversent les mêmes difficultés économiques. Nous demandons aux autorités d'intervenir rapidement afin de stabiliser le marché du carburant et préserver cette activité qui fait vivre des milliers de ménages. », témoigne un conducteur de moto-taxi.
Du côté des usagers, la préoccupation est tout aussi grande. Nombreux craignent qu'une éventuelle augmentation des tarifs de transport ne complique davantage leurs déplacements quotidiens, notamment pour se rendre au travail, au marché ou dans les établissements scolaires. Les acteurs du secteur appellent ainsi les autorités compétentes à mettre en place des mécanismes capables de garantir un approvisionnement régulier en carburant et de limiter les spéculations qui affectent les consommateurs.
« Le transport par moto est aujourd'hui indispensable dans nos villes. Si le prix du carburant continue d'augmenter, ce sont les familles, les commerçants, les élèves et l'ensemble de la population qui en subiront les conséquences. Nous souhaitons que le gouvernement, les services compétents et les opérateurs du secteur pétrolier travaillent ensemble pour trouver une solution durable. Il est important de protéger le pouvoir d'achat des citoyens tout en permettant aux transporteurs de poursuivre normalement leurs activités. », plaident les représentants des motards et des usagers.
Face à cette situation, les habitants de Kabinda et de Mwene-Ditu espèrent des mesures rapides afin d'éviter une paralysie progressive des activités de transport, essentielles à la mobilité et à l'économie locale.
Reportage : Benjamin Lubo, depuis la province de Lomami.