La Fédération des entreprises du Congo, FEC, coordination provinciale de Lomami, alerte sur des tracasseries présumées au poste de péage de Ntunta, situé à une douzaine de kilomètres de la ville de Kabinda. L’organisation patronale dénonce notamment des contrôles et des prélèvements qui seraient imposés à certains véhicules en provenance de Mbuji-Mayi, avant même le déchargement des marchandises. Une situation qui, selon la FEC, risque d’alourdir davantage les conditions de transport et d’approvisionnement dans la province.
D’après la FEC Lomami, les opérateurs économiques concernés seraient soumis à différents contrôles et paiements au niveau de ce poste de péage, alors que les véhicules n’auraient pas encore procédé au déchargement de leurs marchandises. L’organisation estime que ces pratiques présumées constituent une source de tracasseries pour les transporteurs et les commerçants qui empruntent cet axe reliant notamment Mbuji-Mayi à Kabinda. Elle appelle les services concernés à clarifier les procédures appliquées au poste de Ntunta et à veiller au respect des dispositions réglementaires en matière de péage et de contrôle des véhicules.
La FEC plaide ainsi pour un assainissement du climat des affaires et pour la suppression de toute pratique susceptible d’augmenter les charges supportées par les opérateurs économiques. Elle souhaite que les autorités compétentes puissent examiner ces dénonciations et prendre, le cas échéant, les mesures nécessaires pour garantir une circulation normale des marchandises et des véhicules sur cet axe.
Pour les opérateurs économiques, la question est d’autant plus sensible que les prélèvements et contrôles multiples peuvent avoir des répercussions sur les coûts de transport et, indirectement, sur les prix des produits acheminés vers Kabinda et d’autres territoires de la province. La FEC dit donc attendre des explications et des mesures des autorités afin que le poste de péage de Ntunta fonctionne dans le respect des règles établies.
Benjamin Lubo Nkongolo depuis Lomami