À Tshofa, chef-lieu du secteur du même nom dans le territoire de Lubao, province de Lomami, les fortes pluies enregistrées ces derniers jours aggravent l’état de plusieurs routes de desserte agricole. Les usagers éprouvent de plus en plus de difficultés à circuler, notamment les motocyclistes, les cyclistes et les conducteurs de camions. Cette situation inquiète les habitants et les acteurs de la société civile, qui redoutent une dégradation davantage accentuée de ces voies essentielles au transport des personnes et des produits agricoles.
« Avec les fortes pluies que nous enregistrons ces derniers jours, l’état des routes de desserte agricole devient de plus en plus préoccupant. Certains passages sont devenus difficiles à franchir pour les motos, les vélos et surtout les camions. Les usagers sont obligés de prendre beaucoup de précautions, ce qui rallonge les trajets et complique les déplacements. Nous demandons que des interventions soient envisagées rapidement afin d’éviter que ces routes ne deviennent complètement impraticables », témoigne un usager des routes de Tshofa.
La dégradation de ces axes risque également de compliquer l’acheminement des produits agricoles vers les principaux centres de consommation. Pour la société civile locale, l’entretien régulier des routes de desserte agricole reste nécessaire pour maintenir les échanges entre les zones de production et les différents marchés du territoire de Lubao.
« Les routes de desserte agricole jouent un rôle important pour la population, particulièrement pour les agriculteurs qui doivent transporter leurs produits vers les marchés. Lorsque les routes sont en mauvais état, ce sont les producteurs, les transporteurs et finalement les consommateurs qui en subissent les conséquences. Avec les pluies, la situation devient encore plus difficile. Il est donc important que les autorités et les services concernés puissent accorder une attention particulière à ces axes et envisager des travaux d’entretien pour faciliter la circulation », souligne un acteur de la société civile.
En attendant d’éventuelles interventions, les usagers restent confrontés à des conditions de circulation difficiles sur plusieurs tronçons. La situation pourrait encore se détériorer si les précipitations se poursuivent dans les prochains jours.
Benjamin Lubo, à Tshofa