À Mwene-Ditu, deuxième ville de la province de Lomami, le prix du sac de maïs de 50 kilogrammes en provenance de Kaniama Kasese est fixé à 50.000 francs congolais. Par cette mesure, les autorités urbaines entendent encadrer la commercialisation de cette denrée alimentaire de base et prévenir toute spéculation susceptible d'en faire grimper le prix sur le marché.
Le maïs figure parmi les produits les plus consommés par les ménages de la ville, notamment sous forme de farine destinée à la préparation du bidia, aliment de base pour une grande partie de la population. Dans un contexte où le pouvoir d'achat des familles reste fragile, toute variation du prix de cette denrée se répercute directement sur le panier de la ménagère. En fixant un prix de référence, l'autorité urbaine cherche ainsi à protéger les consommateurs contre les hausses injustifiées et à instaurer plus de transparence dans les transactions.
Les modalités d'application de cette mesure, notamment les contrôles prévus sur les marchés et les sanctions en cas de non-respect, n'ont pas été précisées à ce stade. La réaction des commerçants et des transporteurs, dont les coûts d'approvisionnement peuvent varier selon l'état des routes entre Kaniama Kasese et Mwene-Ditu, n'a pas non plus été recueillie.
Pour les consommateurs de Mwene-Ditu, l'enjeu est désormais de voir ce prix effectivement respecté sur les marchés. Le suivi assuré par les services urbains sera déterminant pour que cette mesure se traduise concrètement par une stabilité des prix et un meilleur accès à cette denrée essentielle.
Benjamin Lubo, depuis Mwene-Ditu