À Kabinda, chef-lieu de la province de Lomami, l’Institut national de la statistique, INS, intensifie la sensibilisation autour du deuxième recensement général de la population en République démocratique du Congo. En séjour dans la ville, le coordonnateur national de l’INS a échangé avec les différentes couches de la population sur les étapes de cette opération et surtout sur son importance dans la planification du développement. Une mobilisation qui intervient 42 ans après le dernier recensement général de la population dans le pays.
Devant les représentants de différentes composantes de la société, le responsable de l’INS a expliqué les principales étapes du processus, en insistant sur la nécessité pour le pays de disposer de données statistiques fiables. Pour illustrer les questions auxquelles cette opération doit répondre, son exposé s’est articulé autour de quatre interrogations : « Combien sommes-nous ? Qui sommes-nous ? Que faisons-nous ? Où vivons-nous ? » Des données qui, selon l’INS, doivent permettre aux pouvoirs publics de mieux connaître la taille, la répartition et les caractéristiques de la population, afin d’orienter les politiques publiques dans des secteurs comme l’éducation, la santé, l’emploi, l’habitat et les infrastructures.
« Le recensement doit nous permettre de disposer d’une connaissance précise de notre population. Il ne s’agit pas seulement de compter les Congolais, mais de savoir combien nous sommes, qui nous sommes, où nous vivons et quelles sont nos principales caractéristiques. Ces informations sont indispensables pour permettre aux décideurs de planifier correctement le développement et d’adapter les interventions aux réalités de chaque milieu », a expliqué le coordonnateur national de l’Institut national de la statistique.
Avant cette sensibilisation, le gouverneur de Lomami, Iron-Van Kalombo, a réaffirmé la disponibilité du gouvernement provincial à accompagner le processus. L’autorité provinciale a insisté sur la nécessité d’une implication des autorités locales, des différentes composantes de la société et de la population afin de faciliter la réussite de cette opération dans la province.
De son côté, le ministre d’État, ministre du Plan, Guylain Nyembo, défend également le bien-fondé de cette opération, présentée comme un outil essentiel pour améliorer la connaissance de la population et orienter les politiques publiques. La réussite du recensement dépendra notamment de la collaboration entre les autorités, les agents recenseurs et les citoyens, appelés à fournir des informations fiables et à participer au processus.
Au-delà de sa dimension statistique, le recensement apparaît ainsi comme un instrument d’aide à la décision. Après plus de quatre décennies sans opération générale de ce type, les données attendues doivent permettre aux pouvoirs publics de mieux identifier les besoins des populations et de planifier les investissements et les services en fonction des réalités démographiques du pays.
Benjamin Lubo Nkongolo, depuis Kabinda.