Kisangani : un nouveau centre de traitement Ebola en construction, avec une capacité initiale de 22 lits

Kisangani : un nouveau centre de traitement Ebola en construction, avec une capacité initiale de 22 lits

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Ghislain Lukambo

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La ville de Kisangani renforce son dispositif de riposte contre la maladie à virus Ebola avec la construction d’un nouveau Centre de traitement Ebola, CTE. L’infrastructure, actuellement en chantier, devrait accueillir dans un premier temps 22 lits, avant une extension progressive de sa capacité jusqu’à 50 lits. Cette nouvelle structure doit permettre de renforcer la prise en charge des patients et d’améliorer les capacités sanitaires face à l’évolution de l’épidémie dans la province de la Tshopo.

La construction de ce nouveau centre intervient dans un contexte où les autorités sanitaires et les partenaires de la riposte cherchent à renforcer les capacités de prise en charge de la maladie à virus Ebola à Kisangani. L’objectif est notamment de disposer d’une infrastructure adaptée à l’isolement et au traitement des patients, tout en réduisant les risques de propagation de la maladie au sein de la communauté.

Selon le coordonnateur logistique de Médecins sans frontières, MSF, le centre sera opérationnel avec une capacité initiale de 22 lits. Cette capacité devrait ensuite être augmentée pour atteindre 50 lits, en fonction des besoins et de l’évolution de la situation épidémiologique.

« Nous sommes actuellement en train de mettre en place ce centre de traitement Ebola afin de renforcer les capacités de prise en charge à Kisangani. Dans sa première phase, le centre aura une capacité de 22 lits. Mais nous avons prévu une extension qui permettra d’atteindre jusqu’à 50 lits. Cette progression est importante parce qu’elle nous permet d’adapter la structure aux besoins du moment et à l’évolution de l’épidémie. L’objectif est de pouvoir accueillir les patients dans de bonnes conditions, assurer leur prise en charge médicale et surtout garantir les conditions nécessaires pour éviter les contaminations au sein de la communauté. La construction de ce centre fait donc partie des efforts visant à renforcer le dispositif de riposte et à donner aux équipes sanitaires les moyens de répondre efficacement à la situation », explique le coordonnateur logistique de Médecins sans frontières, dans des propos recueillis par Élie Lenge pour la RTEE Kivu.

Cette nouvelle infrastructure devrait également contribuer à améliorer l’organisation de la riposte, notamment en matière d’orientation des cas suspects et confirmés, d’isolement et de prise en charge médicale. La mise en place d’un centre spécialisé permet en effet de mieux séparer les patients présentant des symptômes suspects des autres malades fréquentant les structures sanitaires ordinaires.

Pour les équipes engagées dans la riposte, l’extension prévue jusqu’à 50 lits constitue une mesure préventive permettant d’anticiper une éventuelle augmentation du nombre de patients nécessitant une prise en charge spécialisée. Elle doit également donner davantage de marge aux autorités sanitaires et aux partenaires afin d’adapter leur réponse en fonction de l’évolution de l’épidémie.

La construction de ce CTE s’ajoute ainsi aux autres activités de surveillance, de prévention, de sensibilisation et de prise en charge déployées à Kisangani et dans les zones affectées par Ebola. Les acteurs sanitaires insistent parallèlement sur la nécessité d’une collaboration étroite avec la population, notamment pour faciliter l’identification précoce des cas suspects et leur orientation rapide vers les structures appropriées.

À Kisangani, l’enjeu reste donc double : renforcer les capacités médicales tout en obtenant l’adhésion de la communauté, indispensable à une riposte efficace contre la maladie à virus Ebola.

Élie Lenge, depuis Kisangani, pour la RTEE Kivu.

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