Kisangani : les prestataires de première ligne menacent de fermer le Centre de Traitement Ebola et de libérer les malades

Kisangani : les prestataires de première ligne menacent de fermer le Centre de Traitement Ebola et de libérer les malades

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Ghislain Lukambo

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La riposte contre la maladie à virus Ebola à Kisangani fait face à une nouvelle menace. Les prestataires de première ligne engagés dans la lutte contre cette épidémie menacent de libérer les malades et de fermer le Centre de Traitement Ebola si leur situation ne connaît pas une amélioration rapide. Dans une déclaration lue samedi 8 août 2026, ces agents dénoncent ce qu’ils qualifient d’abandon de la part des autorités et affirment ne recevoir aucun appui financier destiné à leur permettre de poursuivre correctement leur travail. À ce jour, les autorités provinciales de la Tshopo n’ont pas encore officiellement réagi à cette déclaration.

Les prestataires concernés affirment être confrontés à des difficultés importantes alors qu’ils sont directement engagés dans la prise en charge des patients et dans les différentes activités liées à la riposte contre Ebola. Selon leur déclaration, aucune visite des autorités auprès des équipes engagées dans le Centre de Traitement Ebola n’aurait été effectuée pour s’enquérir de leurs conditions de travail. Ils dénoncent également l’absence de décaissement des frais destinés aux activités de riposte.

Les prestataires indiquent que le seul appui financier qu’ils reçoivent actuellement serait constitué du remboursement de leurs frais de transport, assuré par le partenaire Médecins Sans Frontières.

Cette situation, selon eux, affecte leur capacité à poursuivre leurs activités dans des conditions normales et fait planer le risque d’une interruption de la prise en charge des malades.

« Nous sommes abandonnés à notre triste sort. Jusqu’à présent, nous ne voyons pas les autorités venir s’enquérir de nos conditions de travail et les frais nécessaires à la riposte ne sont pas débloqués. Le seul appui que nous recevons actuellement est le remboursement de transport assuré par Médecins Sans Frontières », ont déclaré les prestataires de première ligne, dans une déclaration lue samedi 8 août 2026.

La menace formulée par ces agents intervient dans un contexte où la continuité de la prise en charge des personnes affectées par Ebola demeure essentielle. La fermeture d’un Centre de Traitement Ebola pourrait avoir des conséquences importantes sur la réponse à l’épidémie et sur la prise en charge des patients. Les prestataires demandent ainsi que des mesures urgentes soient prises pour répondre à leurs préoccupations. Ils souhaitent notamment le déblocage des moyens financiers nécessaires à la poursuite des activités de riposte et une implication plus visible des autorités dans le suivi de leur travail.

Notre correspondant à Kisangani, Élie Lenge, rapporte que les agents concernés considèrent leur situation comme devenue préoccupante et appellent les autorités à intervenir rapidement.

« Ces prestataires estiment que la situation ne peut plus continuer ainsi. Ils disent avoir besoin d’un soutien concret des autorités afin de poursuivre leur mission auprès des malades. Leur menace de fermer le Centre de Traitement Ebola et de libérer les patients traduit le niveau de frustration atteint au sein des équipes engagées dans la riposte », rapporte Élie Lenge, correspondant de la RTEE à Kisangani.

Les revendications des prestataires mettent ainsi en lumière les difficultés auxquelles peuvent être confrontées les équipes engagées en première ligne dans une réponse épidémiologique. Pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités de la province de la Tshopo n’a encore été enregistrée à la suite de cette déclaration. La situation reste donc en suspens, alors que les prestataires menacent de passer à l’acte si aucune réponse n’est apportée à leurs revendications.

Une intervention rapide des autorités provinciales est désormais attendue afin d’éviter une éventuelle interruption des activités du Centre de Traitement Ebola et de garantir la continuité de la prise en charge des malades.

Reportage Elie Lenge, depuis Kisangani

Tags : # Actualité # RDC

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