Kisangani : les gouverneurs du Maniema, du Nord-Kivu et de la Tshopo évaluent les travaux de réhabilitation des routes interprovinciales

Kisangani : les gouverneurs du Maniema, du Nord-Kivu et de la Tshopo évaluent les travaux de réhabilitation des routes interprovinciales

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Ghislain Lukambo

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Les gouverneurs du Maniema, du Nord-Kivu et de la Tshopo se retrouvent à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, autour d’un dossier qui demeure au cœur des préoccupations des populations de ces trois provinces : la réhabilitation des axes routiers appelés à renforcer leur interconnexion. Moussa Kabwakubi Moïse, Évariste Somo et Lendongolua Lebabonga, respectivement gouverneurs du Maniema, du Nord-Kivu et de la Tshopo, tiennent des échanges destinés notamment à faire le point sur l’état d’exécution des différents travaux et à dégager des pistes permettant d’accélérer leur réalisation.

Cette rencontre intervient alors que les travaux de réhabilitation des routes reliant ces trois provinces connaissent des attentes particulièrement fortes de la part des usagers. Au-delà de la question de la circulation des personnes, ces infrastructures constituent des voies importantes pour les échanges commerciaux entre les différentes régions. Leur réhabilitation est donc perçue comme un enjeu à la fois économique, social et sécuritaire, notamment pour les populations qui dépendent de ces axes pour l’acheminement des marchandises et l’accès aux services.

La présence simultanée des trois chefs des exécutifs provinciaux à Kisangani vise également à préparer l’accueil du ministre du Gouvernement central en charge des Travaux publics, attendu prochainement dans le chef-lieu de la Tshopo. Cette prochaine visite devrait permettre de faire remonter les préoccupations des autorités provinciales et d’échanger directement sur l’évolution des chantiers ainsi que sur les difficultés qui pourraient ralentir leur exécution.

Selon Dauda Selemani, membre de la cellule de communication du cabinet du gouverneur du Maniema, actuellement présent à Kisangani, les trois autorités provinciales affichent une volonté commune de voir ce dossier aboutir. Il affirme que les gouverneurs entendent conjuguer leurs efforts afin que les travaux de réhabilitation ne connaissent plus les mêmes lenteurs dénoncées au fil des années.

« Les trois gouverneurs sont aujourd’hui à Kisangani avec une détermination très claire : il faut que le dossier des travaux de réhabilitation des routes reliant le Maniema, le Nord-Kivu et la Tshopo puisse enfin connaître une avancée significative. Leur présence ici n’est pas simplement une rencontre de circonstance. Ils veulent évaluer ensemble l’exécution des travaux, identifier les difficultés qui se posent sur le terrain et préparer les échanges avec le ministre des Travaux publics qui est attendu prochainement à Kisangani. Les populations de ces trois provinces ont suffisamment attendu et elles veulent voir des résultats concrets. Les gouverneurs en sont conscients et souhaitent donc parler d’une même voix pour défendre ce dossier auprès du Gouvernement central et obtenir l’accélération des travaux. »

Pour les autorités provinciales, la réhabilitation de ces routes dépasse en effet les limites administratives de chaque province. Elle concerne directement la mobilité entre plusieurs territoires et villes, le commerce, le transport des personnes et des produits agricoles, mais également le désenclavement de nombreuses communautés. Les difficultés rencontrées sur ces axes ont, pendant plusieurs années, constitué un frein aux échanges entre les trois provinces.

La rencontre de Kisangani devrait ainsi permettre aux responsables provinciaux de disposer d’une lecture commune de la situation et de mieux coordonner leurs démarches auprès du Gouvernement central. L’arrivée annoncée du ministre des Travaux publics est notamment considérée comme une occasion de présenter les attentes des provinces et de solliciter des réponses concrètes sur la poursuite des chantiers.

« Ce qui est important aujourd’hui, c’est que le Maniema, le Nord-Kivu et la Tshopo puissent porter ensemble ce dossier. Les difficultés routières ne concernent pas une seule province, parce que les populations et les opérateurs économiques de ces espaces sont interdépendants. Lorsque la route est en mauvais état, ce sont les agriculteurs, les commerçants, les transporteurs et l’ensemble de la population qui en subissent les conséquences. C’est pourquoi les gouverneurs sont plus que déterminés à en finir avec ce dossier qui a trop duré. Ils veulent que les discussions avec le ministre des Travaux publics débouchent sur des engagements et surtout sur des actions visibles sur le terrain. L’objectif est de faire avancer les travaux et de permettre aux populations de bénéficier enfin de routes praticables et capables de soutenir les échanges entre les trois provinces. »

Cette concertation intervient donc dans une dynamique de recherche de solutions communes autour des infrastructures routières. Les trois gouverneurs devraient notamment profiter de leur séjour à Kisangani pour harmoniser leurs positions avant les prochaines discussions avec le Gouvernement central.

Les populations restent, de leur côté, dans l’attente d’une amélioration concrète de la situation sur les axes concernés. Pour elles, l’enjeu n’est plus seulement de multiplier les annonces ou les réunions, mais de voir les travaux progresser effectivement sur le terrain et aboutir à des routes permettant une circulation plus régulière et plus sûre.

La prochaine visite du ministre des Travaux publics à Kisangani sera donc particulièrement suivie. Elle devrait permettre de mesurer la volonté du Gouvernement central d’accompagner les efforts des trois exécutifs provinciaux et de donner une nouvelle impulsion aux travaux de réhabilitation des routes reliant le Maniema, le Nord-Kivu et la Tshopo.

Reportage : Enzal Balewé, notre permanent depuis Kindu

Tags : # Actualité # RDC

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