La société civile Forces vives et la Nouvelle Société civile congolaise tirent la sonnette d’alarme face à la montée des tensions politiques dans l’Est de la République démocratique du Congo. Lors d’un point de presse tenu le 28 septembre à Kisangani, ces structures citoyennes ont appelé la population à la vigilance, au calme et à la mobilisation citoyenne, tout en exhortant les autorités à préserver la stabilité des institutions provinciales.
Franck Linaito, deuxième vice-président de la coordination de la société civile de la Tshopo, dénonce ce qu’il présente comme des tentatives de déstabilisation des institutions provinciales dans la partie Est du pays. Il appelle les acteurs politiques ainsi que la population à éviter toute initiative susceptible de compromettre le dialogue annoncé par le chef de l’État. Il évoque également le contexte politique marqué par les tensions entre le pouvoir et une partie de l’opposition, ainsi que le boycott de la marche de l’opposition organisée le 15 septembre dernier.
« Certains leaders de l’opposition armée et non armée originaires de la partie Est cherchent cette fois à déstabiliser les institutions provinciales de la partie Est, à bloquer à partir de la base le dialogue initié par le chef de l’État », déclare Franck Linaito.
Face à cette situation, la société civile appelle la population congolaise à faire preuve de responsabilité et à ne pas céder aux manipulations. Elle invite également les membres des assemblées provinciales à préserver le fonctionnement régulier des institutions et à privilégier les mécanismes de dialogue pour résoudre les différends politiques.
« Nous invitons toute la population congolaise, animée du patriotisme, au calme, à la responsabilité, surtout à la solidarité, et de ne pas céder à la manipulation, car nous avons l’unique patrimoine à défendre, qui est la République démocratique du Congo », insiste Franck Linaito.
Les organisations de la société civile demandent enfin aux autorités nationales de renforcer la collaboration avec les institutions provinciales et de prendre les dispositions nécessaires pour préserver la stabilité. Elles encouragent les élus provinciaux et les différents acteurs politiques à privilégier le dialogue et souhaitent voir s’ouvrir rapidement les discussions annoncées dans les provinces concernées.
Pour ces structures citoyennes, la préservation de la paix, de la cohésion nationale et du fonctionnement des institutions demeure essentielle dans un contexte politique marqué par des tensions dans plusieurs régions de l’Est du pays.
Élie Lenge, depuis Kisangani.