Kisangani : la Division Provinciale de Santé (DPS) rassure sur le paiement des prestataires engagés dans la riposte contre Ebola

Kisangani : la Division Provinciale de Santé (DPS) rassure sur le paiement des prestataires engagés dans la riposte contre Ebola

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Ghislain Lukambo

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La Division provinciale de la Santé (DPS) de la Tshopo tente de rassurer les prestataires de première ligne engagés dans la riposte contre la maladie à virus Ebola à Kisangani. Cette mise au point intervient après des menaces de certains prestataires de libérer des patients pris en charge dans les structures de traitement d’Ebola, en réaction au retard observé dans le paiement de leurs frais.

Face à cette situation susceptible d’affecter le fonctionnement des équipes engagées dans la riposte et, par conséquent, la continuité de la prise en charge des malades, le chef de Division provinciale de la Santé, le docteur Bienvenue Ikomo, a apporté des éclaircissements sur les raisons de ce mécontentement.

Dans une interview accordée à la presse, le responsable provincial de la Santé a reconnu l’existence d’un malaise au sein de certains prestataires impliqués dans la réponse à l’épidémie. Selon lui, cette situation serait principalement liée à un malentendu autour du processus de paiement, mais également à la circulation d’informations qui ne correspondraient pas à la réalité concernant les rémunérations prévues pour les personnes engagées dans la riposte.

Le docteur Bienvenue Ikomo affirme toutefois que les autorités sanitaires ont entrepris des démarches pour clarifier la situation avec les équipes concernées et permettre la régularisation du paiement des prestataires ayant effectivement travaillé dans le cadre de la riposte.

Au cœur de cette mise au point figure notamment la question des listes des prestataires devant bénéficier du paiement. Le chef de la DPS assure que ces listes ont été examinées et validées, ce qui constitue, selon lui, une étape importante avant le décaissement effectif des fonds.

Cette précision vise notamment à rassurer les agents qui attendent le règlement de leurs frais et qui, face au retard, avaient exprimé leur mécontentement. Pour la DPS, il est nécessaire de dissiper les incompréhensions et de fournir aux prestataires des informations fiables sur les différentes étapes du processus.

Le responsable sanitaire provincial insiste ainsi sur la nécessité de privilégier le dialogue entre les différentes parties afin d’éviter que les difficultés administratives liées au paiement ne se transforment en une crise susceptible de perturber la riposte contre Ebola.

Au-delà de la question financière, les autorités sanitaires se préoccupent surtout des conséquences que pourrait avoir une interruption du travail des prestataires sur les patients actuellement pris en charge dans les structures de traitement.

Les équipes de première ligne occupent en effet une place essentielle dans le dispositif de riposte. Elles interviennent notamment dans la prise en charge des patients, la surveillance, l'accompagnement des cas suspects et confirmés ainsi que dans différentes activités destinées à limiter la propagation de la maladie.

La menace de libération des malades, évoquée à la suite du mécontentement des prestataires, a donc suscité des inquiétudes quant à la continuité des soins. La DPS appelle dès lors les agents concernés à poursuivre leurs prestations pendant que les démarches administratives et financières suivent leur cours.

Pour le docteur Bienvenue Ikomo, le malaise observé au sein des équipes est avant tout la conséquence d’un problème de compréhension du processus de paiement. Il assure que les autorités sanitaires ont engagé des démarches pour clarifier les informations qui circulent et rassurer les personnes concernées.

 « Le problème qui s’est posé est essentiellement lié à un malentendu autour du processus de paiement. Il y a eu beaucoup d’informations qui ont circulé concernant les rémunérations des prestataires engagés dans la riposte contre Ebola, et certaines de ces informations ne correspondaient pas à la réalité. Nous avons donc entrepris de clarifier la situation avec les équipes concernées afin que chacun puisse comprendre les modalités prévues. Les listes des prestataires ont été examinées et validées. Nous sommes maintenant dans le processus qui doit conduire au paiement effectif des personnes qui ont travaillé et qui attendent leur rémunération. Nous comprenons que le retard puisse provoquer des frustrations, surtout pour des personnes qui sont engagées dans une riposte aussi exigeante. Mais il est important que les informations qui circulent soient vérifiées et que les prestataires puissent être rassurés sur les démarches qui sont en cours pour parvenir au paiement ; » a dit docteur Bienvenue Ikomo, chef de division provinciale de la santé

 

Cette clarification de la DPS intervient donc dans un contexte où les prestataires souhaitent obtenir des garanties sur le règlement de leurs frais. L’enjeu est également d’éviter que les incompréhensions autour des rémunérations ne viennent fragiliser la collaboration entre les équipes de terrain et les responsables sanitaires.

Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par les prestataires, le chef de Division provinciale de la Santé leur demande de ne pas abandonner leur mission auprès des patients. Il estime que le règlement des questions financières doit se poursuivre parallèlement à la continuité de la prise en charge médicale. Pour le responsable provincial, la priorité demeure la protection des malades et la limitation de la propagation de la maladie. Toute interruption dans les activités des équipes de première ligne pourrait en effet compliquer davantage la gestion de l’épidémie.

Le docteur Bienvenue Ikomo appelle ainsi les prestataires à faire preuve de patience et à maintenir le dialogue avec les responsables de la riposte.

 « Nous comprenons parfaitement le mécontentement des prestataires parce qu’ils sont en première ligne dans cette riposte et qu’ils accomplissent un travail difficile dans des conditions qui ne sont pas toujours faciles. Mais nous leur demandons de garder leur calme et de continuer à assurer la prise en charge des malades. La situation est en train d’être régularisée et les dispositions nécessaires ont été prises pour que les paiements puissent intervenir dans les meilleurs délais. Il est surtout important d’éviter que ce problème administratif et financier puisse avoir des conséquences sur la prise en charge des patients atteints d’Ebola. Nous appelons donc chacun à la responsabilité et à la collaboration pendant que le processus de paiement suit son cours. Nous devons préserver la continuité des soins et faire en sorte que les difficultés liées au paiement ne compromettent pas le travail qui est réalisé sur le terrain. Les prestataires doivent savoir que leurs préoccupations sont prises en compte et que les démarches nécessaires sont engagées pour permettre le règlement de leur situation ; » réitère docteur Bienvenue Ikomo, chef de division provinciale de la santé

À travers cette mise au point, la Division provinciale de la Santé cherche donc à rétablir la confiance au sein des équipes engagées dans la riposte contre Ebola à Kisangani. L’autorité sanitaire insiste sur la nécessité de maintenir la collaboration entre les prestataires, les responsables sanitaires et les différents acteurs impliqués dans la réponse à l’épidémie.

La question du paiement demeure toutefois un élément important pour maintenir la motivation des équipes de première ligne, particulièrement celles qui travaillent dans des conditions difficiles et au contact de patients atteints ou suspectés d’être atteints d’Ebola.

En attendant le règlement effectif annoncé par la DPS, les prestataires concernés sont appelés à poursuivre leur mission et à privilégier le dialogue afin que la situation financière ne perturbe pas la prise en charge des malades.

La Division provinciale de la Santé assure, pour sa part, que le processus administratif a franchi une étape importante avec la validation des listes et que le paiement des prestataires concernés devrait intervenir prochainement.

Cette situation rappelle ainsi l’importance d’une prise en charge non seulement médicale, mais également administrative et logistique des équipes mobilisées dans les urgences sanitaires, afin de garantir la continuité et l’efficacité de la riposte.

À Kisangani, Élie Lenge.

Tags : # Actualité # RDC

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