Un métier de passion, malgré les difficultés. En République démocratique du Congo comme ailleurs dans le monde, les enseignants sont célébrés ce 5 octobre à l'occasion de la Journée mondiale des enseignants. Au-delà des difficultés qui entourent la profession, cette journée met en lumière leur rôle dans la formation des générations futures. À Kisangani, certains enseignants revendiquent leur engagement pour une éducation qui dépasse les seuls apprentissages scolaires.
C'est le cas de Jean-René Lokamba, professeur au complexe scolaire Saint-Agathe. Pour lui, cette journée n'est pas une simple célébration : elle porte une signification profonde pour tous ceux qui ont choisi d'accompagner les enfants sur le chemin du savoir. Professeur des cours d'éthique, il estime que la mission de l'enseignant ne se limite pas à transmettre des connaissances, mais touche aussi à la formation morale, spirituelle et psychologique des élèves.
« La journée des enseignants est pour nous un mémorial, car un enseignant, c'est quelqu'un qui s'est engagé pour accompagner le développement intégral de l'enfant. Quand nous disons développement intégral, on voit l'éducation sur le plan moral, spirituel, psychologique et tout comme ça. Et donc nous sommes appelés à répondre à notre engagement qui est l'éducation des enfants, l'avenir de demain et de la nation, » a dit Jean-René Lokamba, professeur au complexe scolaire Saint-Agathe
Cette responsabilité constitue aussi, selon cet enseignant, l'une des principales raisons de sa passion pour le métier. Former les enfants aujourd'hui, c'est, estime-t-il, contribuer directement au développement de la nation.
« Ce qui me passionne dans ce métier, c'est la tâche de la responsabilité. Un enseignant, c'est un responsable qui accompagne le développement de la nation. C'est pourquoi je suis vraiment passionné dans ce secteur éducatif, surtout pour le développement éducatif de nos enfants, » a dit Jean-René Lokamba
En cette Journée mondiale des enseignants, le message est celui d'un engagement renouvelé : transmettre les savoirs, mais aussi contribuer à former des citoyens capables de construire la société de demain.
Élie Lenge, à Kisangani