Un jeune ouvrier d’environ 18 ans, identifié sous le prénom de Dan, a perdu la vie dans la nuit du vendredi 2 octobre 2026 après avoir chuté du sixième étage d’un immeuble en construction sur l’avenue Nioki, à proximité de la Gare centrale, dans la commune de la Gombe. Selon ses collègues, l’accident s’est produit vers 3 heures du matin sur le chantier d’une tour appelée à compter plus de quinze étages. Dans sa chute, la victime aurait heurté une barre de fer qui l’a mortellement transpercée, provoquant son décès sur place.
Le corps, placé dans un sac mortuaire, n’a été évacué que vers 10 h 30 sous escorte policière et en présence des autorités locales. L’évacuation a brièvement été perturbée par des proches du défunt qui, empêchés de voir la dépouille, ont bloqué l’ambulance pour réclamer des explications sur les circonstances du drame.
« Nous sommes profondément affectés par cette disparition. L’accident s’est produit pendant la nuit et la gravité de la situation était immédiatement évidente. Ce que nous demandons maintenant, c’est que les circonstances exactes de cette chute soient établies. Il faut notamment vérifier les conditions dans lesquelles les ouvriers travaillent, les dispositifs de protection disponibles sur le chantier et les éventuelles mesures de prévention mises en place. Les images des caméras de surveillance du site pourraient également contribuer à comprendre la séquence des faits et à déterminer ce qui s’est réellement passé, » un collègue de la victime
Ce décès ravive par ailleurs les inquiétudes des riverains et des commerçants du quartier, qui évoquent plusieurs incidents enregistrés sur ce même chantier au cours des dernières semaines. Une planche serait notamment tombée sur un véhicule, détruisant son pare-brise, tandis qu’un autre projectile aurait frôlé un piéton la semaine précédente. Sur place, plusieurs dispositifs de protection apparaissent absents sur certaines parties de la structure ou dans un état de vétusté avancé, notamment les filets de sécurité et les treillis servant de garde-fous.
« Ce qui nous inquiète, c’est l’accumulation des incidents autour de ce chantier. Les personnes qui circulent dans cette zone, les commerçants, les automobilistes et surtout les travailleurs doivent pouvoir être protégés contre les chutes d’objets ou d’autres accidents. Avec une construction qui doit atteindre plusieurs étages, les mesures de sécurité doivent être renforcées et régulièrement contrôlées. Nous souhaitons surtout qu’une vérification sérieuse soit menée afin d’identifier les éventuelles insuffisances et d’éviter qu’un autre accident ne coûte encore une vie humaine, » un riverain du chantier
L’analyse des images des caméras de surveillance pourrait contribuer à éclaircir les circonstances précises de la chute. Ce drame remet ainsi au premier plan la question du respect des normes de sécurité sur les grands chantiers immobiliers et de la protection des usagers qui évoluent autour de ces ouvrages dans la capitale.
Depuis Kinshasa, John Kayumba