Le Vice-Premier ministre de l'Intérieur plaide pour une implication accrue des organes délibérants provinciaux dans les comités de sécurité afin de renforcer la gouvernance territoriale et la protection des populations.
Les travaux de la troisième Conférence des présidents des Assemblées provinciales de la République démocratique du Congo se poursuivent à Kinshasa avec des échanges centrés sur les défis de gouvernance et de sécurité. Parmi les principales communications de cette journée figure celle du Vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, qui a développé le thème consacré à la place des Assemblées provinciales dans les comités provinciaux, locaux et élargis de sécurité. Intervenant devant les présidents des Assemblées provinciales, les membres du Gouvernement ainsi que plusieurs experts en gouvernance, le patron de la territoriale a insisté sur la nécessité d'une collaboration permanente entre les institutions provinciales et les services de sécurité afin d'améliorer la prévention des conflits, la gestion des crises et la protection des populations.
Selon lui, les Assemblées provinciales, en tant qu'institutions représentant les citoyens, ont un rôle important à jouer dans le suivi des questions sécuritaires et dans l'accompagnement des politiques publiques mises en œuvre au niveau provincial.
« Les défis sécuritaires auxquels notre pays est confronté nécessitent une approche participative impliquant toutes les institutions de la République. Les Assemblées provinciales ne doivent pas être considérées comme de simples organes de contrôle ou de législation. Elles constituent des partenaires indispensables dans la gouvernance sécuritaire, car elles sont proches des réalités vécues par les populations. Leur participation aux comités provinciaux, locaux et élargis de sécurité permet de renforcer la circulation de l'information, d'améliorer l'analyse des menaces et de favoriser des réponses adaptées aux préoccupations des citoyens. C'est en travaillant ensemble que nous parviendrons à consolider la paix et la stabilité dans nos provinces. », a déclaré le Vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur.
Les participants ont également échangé sur les mécanismes permettant de renforcer la coopération entre les exécutifs provinciaux, les Assemblées provinciales et les services de défense et de sécurité. Plusieurs intervenants ont estimé que cette collaboration devrait contribuer à une meilleure anticipation des crises, au renforcement de la gouvernance locale et à la consolidation de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national. Les présidents des Assemblées provinciales ont, pour leur part, salué l'ouverture de ce débat qu'ils jugent essentiel dans le contexte actuel marqué par les défis sécuritaires auxquels fait face la République démocratique du Congo.
« Cette réflexion constitue une opportunité importante pour redéfinir le rôle des Assemblées provinciales dans la gouvernance sécuritaire. Les élus provinciaux sont quotidiennement en contact avec les populations et disposent d'informations précieuses sur les préoccupations des communautés. Leur implication dans les cadres de concertation sécuritaire permettra non seulement d'améliorer la qualité des décisions prises, mais aussi de renforcer la confiance entre les institutions publiques et les citoyens. Nous demeurons convaincus qu'une gouvernance fondée sur la concertation et la complémentarité des institutions est un facteur essentiel pour préserver la paix, promouvoir le développement et garantir la stabilité de nos provinces. », a souligné un participant aux travaux.
La troisième Conférence des présidents des Assemblées provinciales se poursuit à Kinshasa autour de plusieurs thématiques liées à la gouvernance, à la décentralisation, au contrôle parlementaire et aux défis sécuritaires. Les conclusions de ces assises devraient déboucher sur des recommandations destinées à renforcer le fonctionnement des institutions provinciales et leur contribution à la consolidation de la paix et de l'État de droit en République démocratique du Congo.
Enzal Baleme, envoyé spécial à Kinshasa