Les autorités sanitaires du Kasaï-Oriental sont en état d'alerte après l'apparition de plusieurs cas de rage canine dans la commune rurale de Katanda. Selon les premières données communiquées par les services de santé, 35 personnes ont été mordues par des chiens au cours des dernières semaines, dont trois sont décédées, une situation qui pousse les autorités provinciales à intensifier les mesures de riposte afin de contenir la propagation de cette maladie mortelle.
Face à cette urgence sanitaire, le gouverneur de province a dépêché sur place un expert chargé de coordonner les interventions et d'appuyer les équipes locales dans la mise en œuvre des mesures de prévention et de contrôle de la maladie.
La principale stratégie retenue consiste à organiser une vaste campagne de vaccination antirabique des chiens dans l'ensemble de la commune rurale de Katanda. Les autorités sanitaires considèrent cette opération comme une étape essentielle pour interrompre la transmission du virus et protéger la population contre de nouvelles contaminations.
« La rage est une maladie presque toujours mortelle une fois que les symptômes apparaissent. La priorité est donc d'empêcher toute nouvelle transmission du virus. C'est pourquoi nous avons renforcé la riposte à Katanda avec l'appui d'un expert chargé de coordonner les interventions et de mettre en œuvre une campagne de vaccination des chiens, qui constituent le principal vecteur de la maladie dans cette situation. »
Les services de santé rappellent que toute personne mordue par un chien suspect doit consulter immédiatement une structure sanitaire afin de bénéficier d'une prise en charge appropriée. Une intervention rapide permet de réduire considérablement le risque de développer la maladie grâce à l'administration du traitement post-exposition lorsque celui-ci est indiqué. Parallèlement à la vaccination des animaux, les autorités annoncent le renforcement des activités de sensibilisation auprès des communautés afin d'informer la population sur les comportements à adopter en cas de morsure et sur les mesures de prévention contre la rage. Les responsables sanitaires encouragent également les propriétaires de chiens à faire vacciner leurs animaux et à respecter les recommandations des services vétérinaires pour limiter les risques de propagation du virus.
« La lutte contre la rage ne repose pas uniquement sur les services de santé. Elle nécessite également l'implication des propriétaires d'animaux et de toute la communauté. Chaque chien vacciné contribue à protéger non seulement son propriétaire, mais également l'ensemble de la population. Nous invitons les habitants à collaborer pleinement avec les équipes qui seront déployées sur le terrain. »
Les autorités provinciales soulignent que cette riposte s'inscrit dans une approche intégrée associant les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et les autorités locales. Elles estiment que cette coordination permettra d'améliorer la surveillance épidémiologique, de renforcer les interventions vétérinaires et de limiter les risques de nouveaux cas. En attendant la mise en œuvre complète de la campagne de vaccination, les habitants sont appelés à signaler rapidement tout comportement anormal observé chez les chiens et à éviter tout contact avec des animaux susceptibles d'être infectés.
« Cette situation exige une mobilisation de tous. Les autorités sanitaires poursuivront les efforts de surveillance, de vaccination et de sensibilisation afin de protéger les populations. La vigilance de chaque citoyen est indispensable pour interrompre la chaîne de transmission de la rage et éviter que d'autres familles ne soient endeuillées par cette maladie évitable grâce à la prévention. »
La campagne de vaccination antirabique devrait être lancée dans les prochains jours à Katanda, avec l'objectif de protéger les animaux domestiques, de réduire les risques de transmission à l'homme et de maîtriser rapidement cette urgence sanitaire.
Franck Mbambi Tshikungwila, depuis Mbuji-Mayi.