Plus de 815 ménages ayant fui les violences dans les groupements de Ziralo vivent actuellement dans des conditions particulièrement précaires en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Déplacées depuis le 18 août 2026, ces familles ont abandonné leurs habitations, leurs champs, leur bétail et plusieurs autres biens, à la suite de la dégradation de la situation sécuritaire dans leurs milieux d’origine.
Selon les informations rapportées par le Mouvement de la société civile du Congo, MSCO, ces déplacés sont confrontés à un manque important d’abris et de moyens de subsistance. Certaines familles seraient contraintes de passer la nuit à la belle étoile, alors que les besoins en nourriture, eau, soins de santé et protection continuent de s’accroître. Cette situation affecte particulièrement les personnes considérées comme vulnérables, notamment les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes vivant avec handicap.
« Plus de 815 ménages ont été contraints de quitter leurs milieux à cause des violences. Ces familles arrivent sans moyens, après avoir perdu leurs maisons, leurs champs, leur bétail et d’autres biens essentiels. Aujourd’hui, certaines passent même la nuit à la belle étoile. La situation devient très préoccupante parce que nous avons parmi ces déplacés des enfants, des femmes enceintes, des personnes âgées et des personnes vivant avec handicap qui ont besoin d’une assistance urgente », alerte Safari Enakashesha, dans des propos recueillis par Eugide Abalawi.
Face à cette situation, le Mouvement de la société civile du Congo appelle les autorités et les organisations humanitaires à intervenir rapidement afin d’apporter une assistance aux familles déplacées. La structure insiste notamment sur la nécessité de mettre à disposition des abris d’urgence et des vivres, tout en renforçant l’accès aux soins de santé et aux services essentiels.
« Nous lançons un appel urgent aux autorités et aux acteurs humanitaires pour qu’une réponse soit apportée à ces familles. Il faut prioritairement assister les plus vulnérables, notamment les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes vivant avec handicap. Ces ménages ont besoin d’un accompagnement immédiat, car ils ne peuvent pas faire face seuls à cette situation. L’urgence aujourd’hui est de leur garantir au moins un abri, de la nourriture, des soins et les autres besoins essentiels », plaide Safari Enakashesha, au micro d’Eugide Abalawi.
Le MSCO estime que l’ampleur des besoins nécessite une mobilisation rapide de l’ensemble des intervenants concernés. L’organisation appelle également à une attention particulière sur la protection des enfants et des autres personnes vulnérables, particulièrement exposées aux conséquences du déplacement.
Alors que ces familles demeurent loin de leurs villages d’origine, la priorité reste désormais de leur assurer des conditions minimales de survie et de dignité, en attendant une éventuelle amélioration de la situation sécuritaire permettant leur retour.
Eugide Abalawi, depuis Bukavu