La situation nutritionnelle suscite des inquiétudes dans l’aire de santé de Kishinji, située dans la zone de santé de Minova, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. Au cours du mois de juillet 2026, quarante cas de malnutrition y ont été enregistrés, selon les informations communiquées par Odo Kalembeko. Les enfants âgés de zéro à cinq ans figurent parmi les principales victimes de cette situation. Cette recrudescence des cas est attribuée notamment à l’insécurité alimentaire qui affecte actuellement plusieurs ménages de cette partie du territoire.
Selon Odo Kalembeko, les difficultés d’accès à une alimentation suffisante et équilibrée fragilisent particulièrement les enfants en bas âge, dont les besoins nutritionnels sont importants pour assurer leur croissance et leur développement.
La situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs familles éprouvent des difficultés à assurer régulièrement leurs besoins alimentaires de base. La dégradation des conditions de vie et la faiblesse des moyens de subsistance constituent ainsi des facteurs aggravants.
Odo Kalembeko déplore également la dépendance croissante de nombreux ménages vis-à-vis de l’assistance humanitaire. Pour lui, cette situation ne permet pas toujours de garantir une autonomie alimentaire durable aux familles concernées.
Il estime qu’une attention particulière devrait être accordée à la relance des activités agricoles afin de permettre aux ménages de retrouver progressivement leur capacité à produire une partie de leur alimentation.
Dans cette zone où l’agriculture constitue traditionnellement l’une des principales sources de revenus et de subsistance, les difficultés rencontrées par les producteurs peuvent directement affecter la disponibilité des denrées alimentaires.
La prise en charge des enfants touchés par la malnutrition demeure également un enjeu majeur. Les acteurs locaux appellent à renforcer les interventions nutritionnelles et sanitaires afin d’éviter une aggravation de la situation.
Ils plaident notamment pour un accompagnement des familles vulnérables, mais aussi pour des initiatives permettant de renforcer durablement la production agricole et l’accès des ménages aux aliments nutritifs.
Le cas de Kishinji illustre ainsi les conséquences de l’insécurité alimentaire sur les populations les plus vulnérables, particulièrement les enfants de moins de cinq ans.
Une réponse durable devrait, selon les acteurs locaux, combiner la prise en charge nutritionnelle des enfants, l’assistance aux ménages les plus vulnérables et le soutien aux activités agricoles afin de réduire progressivement la dépendance à l’aide humanitaire.
Goreth Sifa, pour la RTEE Kivu.