À l’occasion de la Journée mondiale des frères et sœurs, célébrée chaque 10 avril, le chef des travaux Ndaghala Mugheni Jonathan, sociologue de la famille, a livré une analyse poignante sur les dynamiques fraternelles dans le contexte actuel de mondialisation. Selon lui, les liens familiaux doivent être renforcés pour éviter les conflits et les rivalités destructrices.
« La mondialisation a apporté beaucoup de biens, mais elle a aussi fragilisé les relations familiales. Les frères et sœurs passent plus de temps sur les écrans qu’à dialoguer. Il faut recréer des moments de partage, des repas en commun, des activités ensemble. C’est ainsi que l’on construit une fratrie unie », a-t-il confié à la RTEE.
Le sociologue met en garde contre un travers fréquent des parents : la comparaison.
« Pourquoi tu n’es pas aussi intelligent que ton frère ? Pourquoi ta sœur réussit mieux ? Ces phrases assassines créent des blessures profondes et une jalousie qui peut durer toute la vie. Les parents doivent traiter leurs enfants d’égal à égale, reconnaître les talents uniques de chacun sans jamais les opposer », insiste-t-il.
Ndaala Mugheni Jonathan appelle également à la solidarité intergénérationnelle.
« Une famille unie résiste contre toutes les divisions, de quel genre que ce soit. Les frères et sœurs doivent se soutenir dans les épreuves, partager les joies, et protéger les plus vulnérables. C’est le meilleur rempart contre l’individualisme ambiant. »
En cette journée symbolique, il invite chaque famille à organiser une activité commune et à renouer le dialogue entre frères et sœurs.