Journée internationale de la dyslexie : un chercheur en médecine sensibilise sur les signes et l’accompagnement

Journée internationale de la dyslexie : un chercheur en médecine sensibilise sur les signes et l’accompagnement

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Rédaction RTEE

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À l’occasion de la Journée internationale de la dyslexie, célébrée chaque année le 8 octobre, l’attention est portée sur ce trouble spécifique de l’apprentissage qui affecte notamment les capacités de lecture et d’écriture chez l’enfant. Pour mieux comprendre ses manifestations, les possibilités de prise en charge et les attitudes à adopter face aux enfants concernés, la RTEE Kivu s’est entretenue avec Patrick Bihamba, chercheur en médecine.

Au cours de cet entretien, le chercheur revient sur les premiers signes susceptibles d’alerter les parents et les enseignants. Les difficultés persistantes à reconnaître les lettres, à associer les sons aux mots ou à lire avec fluidité peuvent notamment attirer l’attention. Il souligne l’importance de distinguer ce trouble d’un manque d’intelligence ou de volonté chez l’enfant.

« La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage qui se manifeste principalement par des difficultés dans la lecture et peut également affecter l’écriture. Les parents et les enseignants doivent être attentifs lorsqu’un enfant éprouve durablement des difficultés à reconnaître les lettres, à lire les mots ou à comprendre ce qu’il lit, malgré les efforts fournis. Il est important de ne pas le considérer comme un enfant paresseux ou incapable, mais plutôt de chercher à comprendre ses difficultés afin de lui apporter un accompagnement adapté », explique Patrick Bihamba.

Le chercheur insiste également sur l’importance d’une prise en charge adaptée aux besoins de chaque enfant. Il encourage les parents à collaborer avec les enseignants et les professionnels compétents pour identifier les difficultés et mettre en place des méthodes d’apprentissage appropriées. À la maison comme à l’école, la patience, les encouragements et la compréhension sont essentiels pour éviter la stigmatisation et préserver la confiance de l’enfant.

« Lorsqu’un enfant présente des difficultés liées à la dyslexie, il faut éviter les humiliations, les comparaisons avec les autres élèves et les punitions liées à ses résultats en lecture ou en écriture. L’enfant a besoin d’être encouragé et accompagné selon son rythme d’apprentissage. Les parents et les enseignants doivent travailler ensemble pour lui offrir un environnement favorable, car un soutien adapté peut l’aider à progresser et à mieux vivre sa scolarité », recommande-t-il.

La célébration de cette journée constitue ainsi une occasion de renforcer la sensibilisation à la dyslexie et de promouvoir un meilleur accompagnement des enfants concernés. Une connaissance accrue de ce trouble par les familles et les acteurs éducatifs peut favoriser un repérage plus précoce des difficultés et contribuer à une éducation plus inclusive.

Salomon Kwiraviwe, à Goma

Tags : # Actualité # Goma # RDC # Santé publique

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