Journée des FARDC : à Butembo, les activités ont tourné malgré le jour férié

Journée des FARDC : à Butembo, les activités ont tourné malgré le jour férié

Commerçants, artisans et responsables des PME expliquent que la précarité économique les empêche de respecter les journées officiellement chômées et payées.

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Ghislain Lukambo

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La Journée nationale dédiée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), célébrée chaque 17 mai, n’a pas véritablement paralysé les activités socioéconomiques en ville de Butembo. Ce lundi 18 mai 2026, marchés, boutiques, ateliers et petits commerces ont fonctionné presque normalement malgré le caractère férié de cette journée consacrée à l’hommage aux militaires congolais engagés dans la défense de l’intégrité territoriale du pays.

Dans plusieurs artères commerciales de la ville, les commerçants ont poursuivi leurs activités comme à l’accoutumée. Seuls quelques services publics ainsi que certaines structures privées ont effectivement observé le repos officiel.

Interrogés sur cette situation, plusieurs responsables de petites et moyennes entreprises expliquent que les réalités économiques actuelles rendent difficile l’arrêt des activités, même pendant les jours fériés. Pour beaucoup, la survie quotidienne dépend directement des recettes journalières.

« Nous vivons grâce à ce que nous gagnons chaque jour. Fermer nos boutiques pendant plusieurs jours devient très compliqué pour nos familles », a confié un commerçant du centre-ville de Butembo.

D’autres opérateurs économiques évoquent également l’accumulation des journées déclarées fériées au cours de l’année, estimant que le contexte économique actuel ne leur permet plus de suspendre régulièrement leurs activités.

Instituée pour rendre hommage aux militaires congolais qui défendent la souveraineté nationale, particulièrement dans l’Est du pays confronté à l’insécurité, la journée du 17 mai reste pourtant considérée comme une date symbolique de mémoire patriotique.

« Nous respectons les FARDC et nous soutenons leur combat, mais les réalités économiques nous obligent parfois à continuer le travail », a expliqué une entrepreneure locale.

Cette situation illustre une fois de plus le poids de l’économie informelle dans les grandes villes de l’Est de la RDC, où de nombreux ménages dépendent des revenus quotidiens pour leur survie. Plusieurs observateurs estiment que cette réalité pose également la question des mécanismes d’accompagnement économique des petites entreprises durant les jours officiellement chômés.

Tags : # Actualité # Humanitaire # Nord-Kivu # RDC # Sécurité

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