L'accès à une information fiable reste difficile dans plusieurs zones de la République démocratique du Congo, en particulier celles touchées par les conflits armés. C'est le constat dressé par Aboubakar Kigabi, coordonnateur du Réseau des médias en ligne dans la région des Grands Lacs (REMEL), à l'occasion de la Journée internationale de l'accès universel à l'information, célébrée ce 28 septembre.
Interrogé par notre reporter, le responsable de REMEL identifie plusieurs obstacles qui freinent le travail des professionnels des médias. Il cite d'abord l'insécurité, qui limite les déplacements des journalistes et leur accès aux sources dans les zones en proie aux violences armées. Il évoque ensuite le manque de moyens, qui pèse sur la capacité des rédactions à collecter, traiter et diffuser l'information de manière régulière et rigoureuse.
Aboubakar Kigabi déplore enfin l'insuffisance de communication entre les autorités et les médias. Selon lui, ce déficit de dialogue complique l'accès aux informations officielles et laisse le champ libre aux rumeurs et aux versions non vérifiées.
Face à la propagation rapide des contenus sur les réseaux sociaux, le coordonnateur de REMEL appelle les journalistes à privilégier les faits et à vérifier toute information avant sa diffusion. Un appel à la rigueur qui, souligne-t-il, s'impose d'autant plus que les fausses informations circulent aujourd'hui à grande vitesse et peuvent aggraver les tensions dans des régions déjà fragilisées.
Egide Abalawi, depuis Bukavu