Une ambulance a été entièrement incendiée et deux autres endommagées lundi 17 août 2026 au Centre de Santé de Référence de Kandoy, dans le territoire d’Aru, en Ituri. Les violences seraient survenues à la suite de l’opposition de certains motocyclistes au transfert vers Aru d’un patient suspect de la maladie à virus Ebola. Les vitres des deux autres ambulances ont été brisées et un chauffeur d’ambulance de nationalité ougandaise a été blessé. Ces actes suscitent une vive condamnation de l’Union nationale des associations de développement de l’Ituri, UNADI, qui appelle les autorités à identifier les auteurs et à les traduire en justice.
Selon les informations disponibles, les incidents se sont produits au Centre de Santé de Référence de Kandoy alors que des équipes sanitaires procédaient au transfert d’un patient suspect d’Ebola vers Aru. L’opposition de certains motocyclistes à cette opération a dégénéré en violences contre les moyens logistiques utilisés par les équipes de santé.
Une ambulance a été complètement réduite en cendres, tandis que deux autres véhicules ont subi des dégâts matériels importants. Les vitres des deux ambulances ont été brisées au cours de l’incident. Un chauffeur d’ambulance de nationalité ougandaise a également été blessé.
Ces violences interviennent alors que les équipes sanitaires poursuivent les activités de surveillance et de prise en charge des cas suspects dans le cadre de la riposte contre la maladie à virus Ebola. La destruction des ambulances constitue ainsi une perte importante pour les services de santé, particulièrement dans une zone où le transport sécurisé des patients reste indispensable.
L’Union nationale des associations de développement de l’Ituri, UNADI, condamne fermement ces actes. Son président, Michael Meta Wani, appelle les autorités à ouvrir des enquêtes afin d’identifier les personnes impliquées dans ces violences et de les poursuivre conformément à la loi.
« Nous condamnons fermement les violences qui ont ciblé les ambulances et les agents de santé au Centre de Santé de Référence de Kandoy. Une ambulance incendiée et deux autres endommagées représentent une perte importante pour notre système de santé. Ces véhicules servent à transporter des malades et à sauver des vies. Nous demandons aux autorités compétentes d’identifier les auteurs de ces actes, de les interpeller et de les traduire devant la justice. La population doit comprendre que les équipes sanitaires travaillent pour protéger la communauté et qu’elles ont besoin de notre soutien », a déclaré Michael Meta Wani, président de l’UNADI, dans des propos recueillis par la RTEE Kivu.
L’UNADI appelle également la population à ne pas céder à la peur ou à la désinformation autour de la maladie à virus Ebola. Pour cette organisation, les éventuels doutes ou inquiétudes doivent être exprimés à travers le dialogue avec les professionnels de santé plutôt que par des actes de violence.
« Nous appelons la population à collaborer avec les équipes engagées dans la riposte contre Ebola. Lorsqu’un patient est identifié comme suspect, les dispositions sanitaires doivent être respectées afin de protéger sa vie et celle de toute la communauté. Détruire les ambulances ou s’en prendre aux chauffeurs et aux agents de santé ne résout aucun problème. Au contraire, cela complique la riposte et expose davantage la population. Nous demandons donc à chacun de rester calme, de faire confiance aux professionnels et de signaler toute préoccupation aux autorités compétentes », poursuit Michael Meta Wani, président de l’UNADI, dans des propos recueillis par la RTEE Kivu.
Les autorités condamnent également ces violences et appellent la population au calme. Elles insistent sur la nécessité de collaborer avec les équipes sanitaires afin de faciliter le dépistage, le transfert et la prise en charge des cas suspects.
La situation de Kandoy relance ainsi la question de la protection des infrastructures, des ambulances et des agents engagés dans la lutte contre Ebola en Ituri. Les acteurs locaux appellent à renforcer la sensibilisation afin d’éviter que la peur et la méfiance ne se transforment en violences susceptibles de compromettre les efforts sanitaires.
Jolie Palmer, depuis Ituri